In 1935, the logistical preparation for the Ethiopian War was the occasion for an ambitious scientific and construction experiment with reinforced concrete in extreme conditions. At a construction site shaped by the military organization of labor, concealed by the action of fascist propaganda, two Italian engineers developed new theories on the behavior of reinforced concrete structures in a tropical climate and invented specific, low-tech construction techniques. Contributeurs: Antonio Becchi, Robert Carvais, Elisa Erioli, Susan Galavan, Ilaria Giannetti, Christel Guillot, Merlijn Hurx, Christelle Inizan, Alain Kersuzan, Philippe Lardin, Carlo Manfredi, Arnaldo Melo, Luca Mocarelli, Jean-Michel Poisson, Nicoletta Rolla et Sandrine Victor.
Valérie Nègre, architecte et historienne, est professeur d'histoire des techniques à l'université Paris-Sorbonne. Ses recherches portent sur les interactions entre architecture, technique et société (XVIIIe-XXe siècles) et en particulier sur la littérature technique et les savoirs artisanaux. Elle a récemment publié : L'Art et la matière. Les artisans, les architectes et la technique (1770-1830) (Paris, 2017).
Robert Carvais est directeur de recherche émérite au CNRS, Centre de théorie et analyse du droit. Il oriente ses recherches autour de la confrontation de l'histoire du droit avec l'histoire des sciences et des techniques et vise à retracer la constitution des savoirs juridiques tant à travers l'étude des sources théoriques que des normes pratiques dans les champs médical, constructif et du travail en général.
Philippe Bernardi (Ph.D. 1990), directeur de recherche au CNRS (Lamop-université Paris 1 Panthéon-Sorbonne), est médiéviste et spécialiste du monde de la construction. Ses travaux portent principalement sur l'histoire économique et sociale des techniques. Il a publié plusieurs ouvrages dont Bâtir au Moyen Âge (Paris, 2011) et Rémunérer le travail au Moyen Âge. Pour une histoire sociale du salariat (Paris, 2014).