Synopsis
Yellow Productions, le label pionnier de la French touch, fête ses 30 ans ! L’occasion d’embrasser d’un seul regard ce qui a été accompli : en suivant la trajectoire du label de musique indépendant, cet ouvrage exceptionnel vous fait vivre les pulsations des trois dernières décennies qui viennent de s’écouler, bouleversées par l’irruption de l’électronique et du numérique mais toujours amoureuses du vinyle des DJ et des diggers. Dans cet album-souvenir, Christophe Le Friant et Alain Hô (alias Bob Sinclar et DJ Yellow, les fondateurs) racontent leur French touch, et vous emmènent au cœur du réacteur, là où tout a commencé. Une traversée foisonnante qui répond à toutes les questions des amoureux de la période : c’est quoi, en fait, la French touch ? Quel rôle la musique électro a-t-elle joué ? De quoi a-t-elle été le symbole ? Comment, de Chicago à Détroit, de Montmartre à Versailles et au Marais, a-t-elle révolutionné le monde ? S’adapte-t-elle aux grandes tendances de fond de la société ou, au contraire, en est-elle l’expression la plus populaire ? Pour retracer l’histoire de cette scène musicale ébouriffante, qui a offert au monde post chute du mur du Berlin sa bande-son et donné ses lettres de noblesse à l’art du DJing, l’auteur Bertrand Richard a convié les figures-clés de ces années 1990 plastiques, effervescentes, pirates. Parmi ces acteurs et témoins, musiciens, DJ, producteurs, journalistes, directeurs artistiques : DJ Gregory, Dimitri from Paris,Karel Balas, David Blot, DJ Yellow, Kid Loco, Thomas Naïm, DJ Cam, la Shampouineuse, Xavier Jamaux (Bang Bang), Denis Thybaud, David Blot, Alain Wisniak, Pedro Winter, Antoine Baduel ou encore Mona Rennalls. Ce livre est aussi l’occasion unique de plonger au cœur de la machine électro et de l’art du mix en assistant à la mise à nu artistique de Christophe Le Friant à Bob Sinclar. Depuis son premier album « Paradise » sorti en 1998, le DJ a fait danser des millions de clubbers. Son nom est devenu une promesse de fête et de jouissance. Sa musique est indissociable de la joie et d’une forme de transe collective. Mais qui se cache vraiment derrière ce pseudonyme emprunté au personnage de Jean-Paul Belmondo dans « Le Magnifique » ? Côté face, l’artiste public, l’icône des platines et des sets, côté pile, son regard personnel sur sa carrière et sa déclaration d’amour à la musique dans toutes ses composantes. Le parcours d’un fou de sons et de rythmes commenté par lui-même, mis en perspective sa perception de la société. Le tout, pour comprendre comment il a inventé « la grande machine à fusionner les cultures » et « le perpétuel recyclage de l’émotion ».
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PRÉFACE D'OLIVIER CACHIN « La French touch n’existe pas. Ce terme fourre-tout n’est qu’un faux-nez, une paresse journalistique regroupant des artistes dont le point commun est leur nationalité. Dans un monde de la musique où le marketing se substitue trop souvent au talent, cette formulation a pourtant permis l’émergence d’une nouvelle génération de DJ/producteurs dont l’arène était le dance floor plutôt que les festivals estivaux, dont la parole passait plus par le beat que par les textes. La French touch a toujours existé. « Magic Fly », ce hit synthétique signé Space et composé par Didier Marouani en 1977, n’était-il pas l’ancêtre de la dance music électronique des années 1990 ? Rappelons que pour le clip accompagnant cet envoûtant instrumental, les musiciens étaient tous munis d’un casque façon Daft Punk préhistorique. La même année, Cerrone inventait l’écologie électro disco avec « Supernature », entouré de figurants aux masques d’animaux sortis de l’île du docteur Moreau. Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se recycle. « Je crée et je recycle des sons », affirme d’ailleurs Chris, alias Bob Sinclar, avec une humilité qui lui fait honneur, bel exemple du syndrome de l’imposteur qui anime tous les vrais créateurs laissant à d’autres le soin de chanter leurs louanges. La French touch est une illusion. Celle d’une nouvelle domination de l’Hexagone dans un univers pop où les Anglo-Saxons faisaient la loi. La fin du 20e siècle fut celle de l’émergence de ce mouvement regroupant des musiciens utilisant l’ordinateur, tuant symboliquement le père rock et ses guitares de métal hurlant pour les remplacer par des nappes synthétiques accompagnées d’un beat électronique. Certains jouèrent la carte de l’anonymat, préférant les visuels abstraits à l’égo tripping des rockers shootés en gros plan. Chris The French Kiss/Bob Sinclar et Alain Hô/DJ Yellow furent les visages de cette nouvelle scène de musique électronique, l’un poster boy à la Belmondo et ambianceur hors-pair capable de signer le générique le plus emblématique de la Star Academy sans perdre sa crédibilité, l’autre apportant sa culture soul, jazz et trip-hop, les deux sortant des bangers imparables et mixant les bootlegs les plus fous. Ce livre n’est pas sur la French touch. Il raconte trente ans d’une vie de musique, de sueur, de rythme et d’amitié, celle de Christophe Le Friant et d’Alain Hô, deux frères de son fascinés par le hip-hop devenus fondateurs d’un label, créateurs de contenu musical et DJ planétaires. Deux Frenchies, oui, qui ont parcouru le monde, diffusant du bonheur en 4/4 sur les pistes de danse, donnant de l’amour et en recevant en retour. Everybody loves Yellow Prod. Voici leur histoire. »
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