Synopsis
Qu'impliquent les notions de «contrôle» et de «coercition» pour les victimes de violence conjugale? Comment changer de paradigme afin de considérer cette problématique à travers le prisme de la «privation de liberté» et non seulement sous l'angle de la «sécurité» des victimes? La conceptualisation du contrôle coercitif a été l'une des avancées les plus importantes dans le domaine de la violence conjugale. Elle permet ainsi de s'éloigner de l'accent mis sur les incidents «uniques» ou «isolés». Néanmoins, très peu d'écrits sur le contrôle coercitif sont proposés en français. Cet ouvrage cherche à pallier ce manque. Il se divise en deux parties. D'abord, il aborde les avancées conceptuelles. Pour ce faire, il s'appuie sur des résultats de recherche ainsi que sur les écrits les plus récents dans diverses disciplines, incluant le travail social, le droit, la sociologie, la criminologie et les études féministes et de genre. Ensuite, il met de l'avant l'intégration de ce concept dans les lois, les politiques et les pratiques de divers secteurs. Bien que les contextes québécois et canadien soient privilégiés, les développements sur la scène internationale sont également abordés. Contrôle coercitif offre au lectorat des pistes de réflexion et des pistes d'action pour les secteurs de la violence conjugale, du droit et de la protection de la jeunesse.
About the Authors
Simon Lapierre, Ph. D., est professeur titulaire à l'École de travail social de l'Université d'Ottawa et co-fondateur du Collectif de recherche FemAnVi et de l'Institut PEVC.
Isabelle Côté est professeure agrégée à l'École de service social de l'Université Laurentienne. Elle est cofondatrice du Collectif de recherche féministe antiviolence (FemAnVi)et de l'Institut PEVC. Depuis 14 ans, ses travaux de recherche portent sur les pratiques d'intervention en matière de violence conjugale et de contrôle coercitif. Elle a récemment été formée à Emerge, un programme accrédité du Massachusetts pour travailler auprès des auteurs de violence conjugale.
Michèle Frenette est doctorante à l'École de travail social de l'Université d'Ottawa et coordonnatrice du Collectif de recherche féministe antiviolence (FemAnVi). Elle a de l'expérience dans différents milieux communautaires, notamment à titre d'intervenante féministe en maison d'hébergement pour femmes victimes de violence conjugale. Dans le cadre de sa thèse, elle s'intéresse à la recherche participative avec les groupes féministes ainsi qu'à l'intervention féministe auprès des enfants en maisons d'hébergement.
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