Synopsis
Dans l'Ecole neoplatonicienne d'Athenes (Ve -VIe siecle ap. J.-C.), le degre le plus eleve de l'enseignement de la philosophie consistait a expliquer le Timee et le Parmenide. Le Timee etait le texte par excellence pour etudier la philosophie de la Nature. Le Commentaire de Proclus sur ce dialogue platonicien est evidemment le fruit de cet enseignement. D'apres Marinus, successeur de Proclus a la direction de l'Ecole, ce commentaire est le premier ecrit publie, mais il ne fait aucun doute que le texte conserve a ete l'objet de plusieurs annees d'enseignement au cours desquelles il n'a fait que s'accroitre. Malheureusement nous n'avons conserve de ce volumineux travail que le premier tiers, soit cinq livres qui couvrent l'Introduction (Tim. 17a-27b, resume de la Republique et mythe de l'Atlantide) et la premiere partie (Tim. 27c-47e, qui concerne le Monde en tant que creation de l'Intellect, et les dix dons qu'il fait au Monde). Mais nous savons que Proclus avait commente le dialogue entier puisqu'une partie de la fin (Tim. 89e-90c) a ete retrouvee en arabe dans la traduction d'Hunain Ibn Ishaq. Marinus (Proclus ou Sur le bonheur 13.16-17) caracterise ce commentaire comme veritablement elegant et rempli de science .
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Dans l’École néoplatonicienne d’Athènes (Ve -VIe siècle ap. J.-C.), le degré le plus élevé de l’enseignement de la philosophie consistait à expliquer le Timée et le Parménide. Le Timée était le texte par excellence pour étudier la philosophie de la Nature. Le Commentaire de Proclus sur ce dialogue platonicien est évidemment le fruit de cet enseignement. D’après Marinus, successeur de Proclus à la direction de l’École, ce commentaire est le premier écrit publié, mais il ne fait aucun doute que le texte conservé a été l’objet de plusieurs années d’enseignement au cours desquelles il n’a fait que s’accroître.
Malheureusement nous n’avons conservé de ce volumineux travail que le premier tiers, soit cinq livres qui couvrent l’Introduction (Tim. 17a-27b, résumé de la République et mythe de l’Atlantide) et la première partie (Tim. 27c-47e, qui concerne le Monde en tant que création de l’Intellect, et les dix dons qu’il fait au Monde). Mais nous savons que Proclus avait commenté le dialogue entier puisqu’une partie de la fin (Tim. 89e-90c) a été retrouvée en arabe dans la traduction d’Hunain Ibn Ishaq.
Marinus (Proclus ou Sur le bonheur §13.16-17) caractérise ce commentaire comme « véritablement élégant et rempli de science ».
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