Synopsis
Samedi 4 mai 1946 . Victor, un jeune soldat néerlandais, et Esther, une jeune juive - pratiquement fiancés avant-guerre - se retrouvent dans un cimetière un an après la Libération.. Tous deux sont marqués par les années de guerre et il leur est difficile de raconter ce qu'ils ont vécu durant cette période noire. Leurs récits portent sur les choix - souvent impossibles- qu'ils ont dû faire, sur des êtres chers qu'ils ont perdus et aussi et surtout sur les combats qu'ils ont dû livrer avec leur conscience, La conversation s'amorce timidement.... Eclats est le premier volet d'une histoire qui traite de la perte. Perte de I innocence, des rêves et, bien sûr, de la liberté. Des événements dramatiques illustrent à quel point la vie de gens « normaux » peut être bouleversée par quelque chose d'aussi « anormal » qu'une guerre.. « Les images d'Eclats ne sont ni spectaculaires ni réalistes. Pourtant ces dessins tout en sobriété nous font revivre les années de guerre. Lorsque j'ai commencé à me sentir concerné par l'histoire de la famille De Graaf, je me suis demandé : "Et ma famille, comment a-t-elle traversé ces années-là ?" On m'a bien raconté certaines choses, mais il reste toujours des questions. Des questions qui resteront sans réponses, mes parents n'étant plus en vie. Et, pour moi, une des plus grandes qualités d'Eclats, c'est justement ces questions que le livre soulève en nous ». .
About the Author
Erik de Graaf naît en 1961, près de Rotterdam, aux Pays-Bas. Dès qu'il est capable de tenir un crayon, on le trouve occupé à dessiner à table. Devenu adulte, il met tout d'abord ce talent graphique au service d'une profession de graphiste-designer, avant de commencer à faire ses débuts, à près de 40 ans, comme auteur de romans graphiques. Jeux de mémoires , un recueil de courtes histoires semi-autobiographiques, définit immédiatement ce que sera son approche de la bande dessinée. De Graaf aspire à créer des histoires qui touchent les lecteurs en recherchant le "grand" dans le "petit" et l' "extraordinaire" dans l' "ordinaire". Pour cela, il utilise la ligne claire, un style qui a connu sa révolution post-moderne aux Pays-Bas, fin 70-début 80, avec Joost Swarte, l'auteur de la préface d' Éclats . Erik de Graaf démontre que la ligne claire peut se mettre au service de tous les sujets, même les plus sensibles et les plus subtils, comme l'avaient démontré avec brio Yves Chaland, Seth et Chris Ware, d'autres maîtres dont se revendique l'auteur de Cicatrices .
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