En quelques mois, à la suite de la perestroïka, les tissu serré des démocraties populaires s'est déchiré. Cependant, si les régimes totalitaires se sont partout effondrés, chaque pays de l'Europe centrale et de l'Europe orientale a gardé des traits qui lui sont propres et qui commandent une évolution distincte. François Fejtö et Ewa Kulesza-Mietkowski ont voulu tout à la fois mettre en évidence un mouvement d'ensemble, au rythme accéléré, et montrer la spécificité de chaque cas national. Ainsi, sous les ruines de l'empire soviétique, réapparaissent d'anciens clivages qui remontent aux Byzantins et aux Ottomans. C'est ce télescopage de la longue durée et de l'événement révolutionnaire qui est ici savamment analysé.
Il est né en 1909, à Nagykanizsa (Hongrie).
Son père était libraire, imprimeur et directeur du journal local. Après des études universitaires à Pecs et à Budapest, une "brève rencontre" avec le communisme lui vaut un an de prison.
Après sa libération, il collabore au journal socialiste Nepszava comme critique littéraire, et fonde en 1935 avec Attila Jozef et Paul Ignotus, la revue Szép Szo (Argument), autour de laquelle se regroupent les adversaires du fascisme.
Condamné de nouveau en 1938 pour avoir protesté contre la politique d'alliance de HORTHY avec l'Allemagne d'Hitler, il s'enfuit et gagne la France, où il réside depuis lors.
Pendant la guerre, il participe à la résistance dans le Lot.
En 1947, Michel Karolyi, nommé ministre de Hongrie à Paris, et auquel l'attache une vieille amitié, lui confie la direction du Bureau de Presse et de Documentation auprès de l'Ambassade. Ils démissionnent ensemble en 1949 pour protester contre l'arrestation de RAJK et la "stalinisation" de la Hongrie.
Née en Pologne en 1960. Maître de conférence à l'Institut d'études politiques de Paris.