D'Homère on ne sait rien, sinon qu'il aurait vécu en Ionie. Les Anciens s’interrogeaient sur son existence, sur son nom, sur les dates de composition des deux poèmes, à peu près comme l’ont fait – et continuent de le faire – les commentateurs modernes. Louées depuis la plus haute Antiquité, ces deux immenses épopées – l’Iliade comporte près de 16 000 vers et l’Odyssée plus de 12 000 – n’ont jamais cessé d’être chantées, apprises, commentées par des générations de lecteurs fervents. Pour le monde antique, l’épopée d’Homère est le texte fondateur, la source de toute culture. Chantés par les aèdes, dans les cours aristocratiques, les vers épiques racontent les exploits des héros du temps passé, celui des Âges obscurs.
PaulMazon était spécialiste de poésie grecque. Il a traduit dans la CUF les textes d'Hésiode, de Sophocle, d’Eschyle ou d’Homère.
Pierre Chantraine (1899 - 1974) était agrégé, docteur es lettres et membre de l'Institut. Il est notamment l'auteur du Dictionnaire étymologique de la langue grecque et des deux volumes de la Grammaire homérique (Klinckisieck), Il a également traduit, dans la CUF, Homère, Arrien et Xénophon.
Agrégé de grammaire et docteur ès lettres ; Professeur de 6e au lycée Pasteur (de 1917 à 1928) ; Membre de l'Académie des inscriptions et belles lettres (en 1942)
Helléniste