Synopsis
Le marché libre n’est qu’un mythe instrumentalisé par une droite qui ne cesse de renforcer l’emprise de l’État sur l’économie pour servir les intérêts d’une minorité privilégiée. Au lieu de se convertir au culte des marchés, la gauche devrait, comme la droite, oublier ce mythe et remettre l’État au service de l’intérêt général.Or, à l’aube du XXIe siècle, nous assistons en Amérique à un drôle de chassé-croisé où la gauche moderne a presque achevé sa conversion au marché libre et où la droite conservatrice a définitivement abandonné cette idée. Des années Reagan aux années Bush, la droite conservatrice a transformé les États-Unis en une République corporatiste où l’économie n’est plus régie par les marchés libres, mais par une coalition de puissants lobbies industriels. Ces derniers sont soutenus par un État prédateur qui ne cherche pas à limiter l’emprise du gouvernement sur l’économie, mais, bien au contraire, à l’approfondir pour détourner les fonds publics et l’action publique au profit d’intérêts privés. Si le discours officiel est resté libéral, c’est pour masquer cette forme perverse d’étatisme. La nouvelle gauche libérale s’est laissée contaminer par le culte du marché libre qui n’a jamais été qu’un mythe instrumentalisé par ses promoteurs. Elle serait bien inspirée de se désintoxiquer et de comprendre enfin que les marchés n’apporteront aucune solution à la crise contemporaine, qui appelle, au contraire, la planification, le contrôle public de la répartition des revenus et du financement de l’économie.Cet ouvrage propose une analyse politique universelle démontrant comment un mythe politique peut être entretenu à dessein par des acteurs, et ce, même s’ils n’y croient pas.
About the Author
James K. Galbraith est professeur d’économie à Lyndon B. Johnson School of Public Affairs de l’Université du Texas. Il est aujourd’hui considéré comme l’un des chefs de file de l’économie hétérodoxe.
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