Le traite De l'abstinence de Porphyre est l'un des rares, parmi les nombreux ouvrages du celebre philosophe neo-platonicien du 3e siecle de notre ere, qui soient parvenus jusqu'a nous. Ce volume III de l'edition critique contient le quatrieme et dernier livre du traite. Porphyre propose dans le De Abstinentia, la fin de sa demonstration que la nourriture vegetarienne doit etre preferee a la nourriture carnee. Cette edition reste fidele au texte des manuscrits, sans s'interdire quelques corrections nouvelles, si elles se revelent indispensables. Dans plusieurs cas, les fragments sont presentes dans un ordre nouveau - en particulier au livre XV compte tenu des travaux de P. Maas et de F.W. Walbank. La traduction vise a l'exactitude, la justesse et la sobriete.
Porphyre est un philosophe mort vers 305 après J-C. Il a été notamment le disciple de Plotin, fondateur d'une nouvelle interprétation de la pensée de Platon, théologique et mystique, que nous appelons le « néoplatonisme ».
Son importance dans l’histoire de la pensée ne réside pas seulement dans la Vie de Plotin et l’édition des traités du maître, les Ennéades, dont il s’est chargé. On a conservé de Porphyre deux commentaires sur les Catégories d’Aristote, une Introduction aux Catégories qui a été très utilisée au Moyen Âge, en traduction latine. Porphyre est également l’auteur de plusieurs commentaires d’Homère et d’un traité contre les chrétiens aujourd’hui perdu.
Luc Brisson, directeur de recherche émérite au CNRS (Centre Jean Pépin), s’est fait connaître par ses travaux sur Platon et Plotin : bibliographies, traductions et commentaires. Il a aussi publié plusieurs livres et articles sur l’histoire de la philosophie et des religions dans l’Antiquité.
Agrégé des lettres classiques, docteur es lettres, Michel Patillon, ancien directeur de recherches au CNRS, est notamment l'auteur de travaux sur la théorie du discours dans l'Antiquité, qui s'efforcent à la fois de reconstituer la pensée des anciens et de l'éclairer par les acquis de la théorie moderne.
Alain-Philippe Segonds était chercheur au CNRS. Parmi ses nombreuses publications aux Belles Lettres, on lui doit, avec Nicholas Jardine, La Guerre des Astronomes. La querelle au sujet de l'origine du système géo-héliocentrique à la fin du XVIe siècle (2008) ainsi que l’édition du Commentaire sur le Parménide de Platon (« CUF », 2011).