Comment se souvenir d'un monde englouti par la violence ? Comment honorer la dette qui nous lie aux disparus quand le passé demeure inaccessible ? Les mémoires de l'oubli inventent d'autres manières de rendre justice aux disparus, relevant davantage du déchaînement de la hantise que de la consolation des tombeaux.
Raphaëlle Guidée est maître de conférences en littérature comparée à l'université de Poitiers. Ses recherches portent notamment sur l'écriture de l'histoire, la mémoire des catastrophes et les rapports entre littérature et politique. Elle a codirigé plusieurs volumes sur la littérature contemporaine : Patrick Modiano (Paris, 2012), WG Sebald (Paris, 2013), Utopie et catastrophe (Rennes, 2015), Dire les inégalités (Rennes, 2017).
Emmanuel Bouju est professeur de littérature générale et comparée à l'université de la Sorbonne Nouvelle et membre senior de l'Institut universitaire de France. Il exerce la responsabilité des activités et des publications du Groupe phi et codirige la collection « Littérature histoire politique ». Il a publié Fragments d'un discours théorique. Nouveaux éléments de lexique littéraire (Nantes, 2015).
Ancienne élève de l'ENS-Ulm et de l'université de Cambridge, Lucie Campos est agrégée de lettres et docteur en littérature comparée. Chercheur associé à l'équipe « Littérature et histoires » de l'université Paris 8, elle travaille sur les rapports entre littérature, histoire et philosophie dans la littérature européenne et postcoloniale du vingtième siècle.