Synopsis
Le cours de Schelling sur le Monotheisme, discretement polemique ( a l'egard de Schleiermacher et surtout de Hegel), enseigne a Munich a partir de 1828, forme dans l'edition posthume le porche de la Philosophie de la mythologie. Cette situation due a l'editeur n'est pourtant pas pleinement satisfaisante. Car alors le Monotheisme fait double emploi avec l'Introduction historico-critique a la Mythologie, avec laquelle il a sans doute alterne selon les semestres. Or l'elaboration parallele de l'expose de l'empirisme philosophique (Darstellung) et, plus tardive, de la Philosophie rationnelle a retenti dans l'intervalle sur la signification du Monotheisme. La distinction de plus en plus accusee d'un negatif rationnel et d'un positif historique englobe desormais celle de la Mythologie ou du paganisme et de la Revelation ou du christianisme. A la philosophie negative revient la dignite de philosophie premiere. La mythologie, des lors coloree negativement, projette ses effigies de neant, mais comme des prefigurations de l'avenir. La refonte successive des seules versions de l'Introduction a la Revelation confere au cours sur le Monotheisme une certaine autonomie. Dans la ligne ideale d'un developpement synchronise, le Monotheisme occupe, bien que relativement en porte-a-faux, l'emplacement charniere, le point delicat d'amorcage de la philosophie historique, documentee. La presentation du Monotheisme comme theogonie transcendantale et theorie des principes ou puissances est en outre le plus simple et le plus clair de tous les textes de Schelling traitant du probleme de la transition.
From the Back Cover
Le cours de Schelling sur le Monothéisme, discrètement polémique ( à l’égard de Schleiermacher et surtout de Hegel), enseigné à Munich à partir de 1828, forme dans l’édition posthume le porche de la Philosophie de la mythologie. Cette situation due à l’éditeur n’est pourtant pas pleinement satisfaisante. Car alors le Monothéisme fait double emploi avec l’Introduction historico-critique à la Mythologie, avec laquelle il a sans doute alterné selon les semestres. Or l’élaboration parallèle de l’exposé de l’empirisme philosophique (Darstellung) et, plus tardive, de la Philosophie rationnelle a retenti dans l’intervalle sur la signification du Monothéisme. La distinction de plus en plus accusée d’un négatif rationnel et d’un positif historique englobe désormais celle de la Mythologie ou du paganisme et de la Révélation ou du christianisme. À la philosophie négative revient la dignité de philosophie première. La mythologie, dès lors colorée négativement, projette ses effigies de néant, mais comme des préfigurations de l’avenir. La refonte successive des seules versions de l’Introduction à la Révélation confère au cours sur le Monothéisme une certaine autonomie. Dans la ligne idéale d’un développement synchronisé, le Monothéisme occupe, bien que relativement en porte-à-faux, l’emplacement charnière, le point délicat d’amorçage de la philosophie historique, “documentée”. La présentation du Monothéisme comme théogonie transcendantale et théorie des principes ou puissances est en outre le plus simple et le plus clair de tous les textes de Schelling traitant du problème de la “transition”.
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