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Demi-reliure toilée, 19cm x 13,5cm, 81pp. "Premier plat avec petite usure au bord supérieur, très petit pli au coin supérieur droit, très petite déchirure recollée au coin inférieur droit et très légères petites rousseurs aux bords droit et inférieur, couverture verso avec légère usure minuscule au coin inférieur gauche, sinon très bon état, intérieur très frais. Discours prononcé à l'ouverture du Congrès (Pékin, 22 juillet - 13 août 1960). "A côté des affirmations attendues sur le but de la littérature et des arts, l'importance historique des Causeries de Yenan, le sens des Cent Fleurs, on ne peut manquer d'être frappé par l'insistance mise sur les aspects nationaux de la culture, qu'il s'agisse de style ou de fond, au nom même du service des masses" (Jacques Guillermaz, "Le Parti Communiste Chinois au pouvoir", Petite Bibliothèque Payot, 1979, p.309). A noter que ce discours ne fut jamais désavoué pendant la Révolution culturelle, malgré que son auteur en fut la première victime officielle dès mai 1966. Sommaire: Au service des ouvriers, des paysans et des soldats, au service de la cause du socialisme. Que cent fleurs s'épanouissent, que cent écoles rivalisent. Fusion du réalisme et du romantisme révolutionnaires. Réfutation de la théorie bourgeoise de la nature humaine. L'évaluation critique et la reprise de notre patrimoine. Tcheou Yang (Chou Yang, Zhou Yang), appelé également Chou Ch'i-ying (Zhou Qiying) (1908-1989) fut jusqu'en 1966 le principal responsable politique des affaires culturelles en Chine en tant que vice-ministre de la Culture, directeur-adjoint de la Propagande et Vice-Président de la Fédération Nationale des Ecrivains et des Artistes présidée formellement par Kouo Mo-jo (Guo Moruo), et ce sans jamais avoir publié une seule uvre littéraire. Après avoir étudié au Japon, il devient en 1936 le dirigeant de la Ligue des Ecrivains de Gauche, au sein de laquelle il défend la ligne du Parti Communiste - PC prônant une "littérature de défense nationale" à une époque où le PC est favorable à un front uni avec le Kuomintang, s'opposant par là à ceux, dont Lou Sin (Lu Xun), qui défendent au sein de la Ligue la liberté de création des intellectuels. Collaborateur de Peng Chen (Peng Zhen) en Chine du Nord au début de la guerre sino-japonaise, il prend la direction de l'Académie Lu Xun à Yenan en 1939. De 1946 à 1948, il vit au sein des milieux communistes aux Etats-Unis. En novembre 1951, il appuie la campagne de "refonte", c'est-à-dire de rééducation des intellectuels lancée par Chou En-lai (Zhou Enlai). En décembre 1954, il est violemment pris à partie par l'écrivain Hu Feng qui dénonce la politique littéraire du Parti et est aussitôt emprisonné. En septembre 1957, il fait le bilan de la campagne d'épuration qui frappe les intellectuels lors d'un discours à l'Association des Ecrivains Chinois qui constitue un des documents majeurs de l'histoire culturelle du régime. Lorsque l'épouse de Mao Tsé-toung entrepend de réformer le théâtre et l'opéra de Pékin à partir de 1963, son autorité commence à être menacée. En octobre 1963, il prononce un discours à l'Académie des Sciences qui marque le début du Mouvement d'éducation socialiste dans le domaine des sciences sociales, et particulièrement de la philosophie et de l'histoire. Fin mai 1966, il est attaqué ouvertement et sans pitié. On lui reproche notamment son opposition à Lou Sin, l'autorisation de publication d' uvres condamnables, son opposition à la réforme de l'opéra de Pékin, etc… etc… Son éviction permet aux dirigeants de la Révolution culturelle de s'emparer à la fois de la propagande et de la culture. Il est réhabilité en 1978 et reconnait peu avant sa mort sa grande responsabilité dans le gâchis causé par le régime dans les domaines de la création littéraire artistique et ce, bien avant la Révolution culturelle. Joint: " La mort de Zhou Yang, le gendarme des lettres", par F.D. ("Le Monde" du 3 août 1989, 11,5 x 9,5cm). Chine / Littérature chinoise / Art / Marxism.
Seller Inventory # 14055
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