Synopsis
Une révolution scientifique en "science du vivant" est en cours. Mais elle ne peut s’achever avec succès que par une redéfinition du concept d’information/cognition. Autrement dit, il faut une révolution scientifique comparable à celle de Galilée. De fait l’humanité est actuellement en transition d’une logique de matière et d’énergie, donc thermodynamique conduisant à des organisations énergétiques, à une logique de matière/énergie et information/cognition, donc cognodynamique fondée comme toute organisation biologique et sociale, sur la complémentarité et la spécialisation, conduisant à une différenciation des tissus sociaux, nationaux, régionaux et internationaux.Galilée (1564-1642), à l’aube de la science moderne en Occident, dans sa conception de l’Univers a redéfini le concept de mouvement qui a entraîné que la notion de mouvement soit définie de façon quantitative à la place d’une définition qualitative (définition d’Aristote). Cela a conduit à l’utilisation de la géométrie et le calcul numérique dans les théories scientifiques. Par conséquent, la redéfinition du mouvement n’était pas seulement une nouvelle idée ; mais elle était la production d’une nouvelle science, d’une nouvelle philosophie, de nouvelles problématiques politiques, autrement dit une production d’un nouveau modèle de civilisation.De même, mais dans le sens inverse, en redéfinissant le concept d’information/cognition qui était quantitatif (définition donnée par la théorie de l’information par Shannon en 1949), devient qualitatif en premier lieu, en utilisant des mathématiques du qualitatif si nécessaire. Cela pourrait engendrer la production d’une nouvelle conception de la science, d’une nouvelle épistémologie, d’une nouvelle science qui articule physico-biologie et psycho-sociologie, d’une nouvelle problématique politique, etc., autrement dit la production d’une nouvelle culture, d’une nouvelle civilisation ...La spécialisation à outrance a été un dogme à une certaine époque, or nous constatons aujourd'hui que les progrès les plus importants sont le fruit d’une recherche interdisciplinaire. Il en est ainsi de la recherche dans les domaines de la "science du vivant" qui voudrait faire tomber bien des barrières artificielles existant entre disciplines différentes. Il s’agit surtout de faire appel à l’imagination des chercheurs, de leur demander de prendre conscience des limites des procédures analytiques, de les inviter à une conception synthétique plus globaliste des phénomènes qu’ils étudient. L’épistémologie aidera-t-elle les chercheurs à franchir les frontières de leurs disciplines ? Il s’agit de faire en sorte que l’acquisition d’une compétence technologique et scientifique soit assortie de l’acquisition d’une compétence de réflexion sur les travaux que l’on fait.Culture humaniste et science moderne paraissent souvent se développer séparément et sans action directe et réciproque. Cependant la culture au cours de l’histoire a passé par plusieurs phases : la culture scientifique va-t-elle tout emporter ? De fait, s’agissant de la science moderne à laquelle tout le monde avait pourtant accordé une place importante, on ne peut dire qu’elle n’est pas humaniste. Ce qu’il faut dire, c’est que dans l’état actuel des choses, il manque une synthèse centrée sur l’homme et non pas sur les technologies de l’intelligence artificielle.Que penser alors de la querelle des deux cultures où s’affrontent littéraires/artistes et scientifiques/technologues ? Observant l’écart croissant entre littéraires et scientifiques, les premiers se flattent d’ignorer le « deuxième principe de la thermodynamique » et les seconds ignorent « l’œuvre littéraire et scientifique de Goethe », nous pouvons dire que, à l’ère de la biologie, de la génétique, de l’électronique, de l’ordinateur, personne ne doit ignorer ces problèmes. Mais les lettres et les arts gardent une valeur irremplaçable pour la formation de l’esprit/cerveau. Ainsi se forme une science unie fédérante.
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