Georges Ropiteau (1 results)
More imagesPublished by Paris : Vigot frères, 1911
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soft cover. Condition: fine. first edition. In-4° broché sous couverture d'attente bleue moderne, 77 pages. Thèse soutenue devant Gilbert Ballet. Cet établissement, qui n'existe plus aujourd'hui, est riche d'un long passé. Situé à l'emplacement d'une ancienne maladrerie fondée par les frères hospitaliers de Saint-Ladre (ou Saint…-Lazare) au XIIème siècle, l'établissement est alors consacré au soin des lépreux. Au cours du XVIIème siècle, il est confié à Vincent-de-Paul et à la congrégation de la Mission. A cette époque, il accueille des prêtres venus se former à l'évangélisation des campagnes, des ecclésiastiques souhaitant faire retraite, mais aussi des aliénés et des délinquants. L'édifice est à la fois maison religieuse, maison d'aliénés, maison d'arrêt et maison de correction. Durant la Révolution, le bâtiment est transformé en prison. Ainsi, sous la Terreur, Saint-Lazare connaît ce qu'on appelle la conspiration des prisons, un plan concerté d'élimination physique des prisonniers, avec, au final, 165 exécutions en trois jours pour la seule prison Saint-Lazare. En avril 1811, la prison revient au département de la Seine avant d'être rasée vers 1824, puis reconstruite par l'architecte Baltard pour accueillir, outre une prison pour femmes, une infirmerie pour celles atteintes de maladies vénériennes. Le nouvel ensemble prend alors le nom "d'infirmerie spéciale" en 1834. Vers 1857, la prison Saint-Lazare, placée sous l'administration de la Préfecture de police, renferme environ 1 300 détenues. Elle est divisée en trois sections : la première reçoit les prévenues et condamnées, la seconde est à la fois un lieu de punition et un hôpital pour les prostituées, tandis que la troisième est affectée aux jeunes filles retirées à leurs parents pour carence éducative sévère. La prison est définitivement fermée en 1927, puis démolie en 1935.