Mars 1791 (1 results)

Loi relative aux troubles survenus dans la ville de Douay : donnée à Paris, le 19 Mars 1791
l'affaire des « goulottes » Emeutes à Douai du 16 & 17 mars 1791
Published by Versailles, Imprimerie du Département de Seine-et-Oise 1791
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Add to basketCouverture souple. Condition: Très bon. Edition originale. In-quarto broché 4 pages. Exemplaire en état parfait - PERFECT COPY LIKE NEW - Barthélémy CORDERANT, secrétaire du district de Versailles pendant les premières années de la Révolution a signé de sa griffe ou de sa main, la dernière page du document. - - - - - Plusieurs r…éformes de la Constituante contribuent, comme partout en France, à alourdir l'atmosphère. À Douai, ville judiciaire, leurs effets sont majeurs. D'abord, à la fin 1790, sont supprimées la profession d'avocat ainsi que toutes les juridictions anciennes. Ensuite, la loi de mars 1791 impose aux enseignants de l'université, dont une bonne partie appartient au clergé, un serment civique qui les pousse au départ. Les facultés, qui ne se relèveront pas de ces défections, fermeront en 179232. Ce refus de reconnaitre la constitution civile du clergé dépasse les limites de l'alma mater. Une partie des curés de la ville (ainsi Breuvart de Saint-Pierre) mais aussi certains notables (ainsi Simon de Maibelle) qui pourtant avaient accepté les premières réformes de la révolution, inquiets de la tournure des événements, préfèrent à leur tour soit le retrait, soit l'émigration. En mars 1791, avec l'affaire des « goulottes » la violence populaire entre dans la ville. Sous la pression, dans une atmosphère d'inquiétude diffuse, la municipalité soucieuse d'éviter la sortie des grains de la ville décrète la destruction des « goulottes », conduits en bois qui permettaient de charger les bateaux à partir des greniers placés sur la Scarpe. Un négociant, Nicolon, qui s'était élevé contre ces destructions est pris à partie. Amené à l'hôtel de ville, il est défendu par un membre de la Garde Nationale, Derbaix, qui, dans la confusion blesse un soldat avec son briquet, ce qui conduit aussitôt la foule à le pendre à une potence de réverbère de la place d'Armes. Après quelques discussions de nature juridique, Nicolon subi le même sort au même endroit le lendemain. L'émotion est si grande jusqu'à Paris que l'assemblée nationale dissout la municipalité. De même, la participation des soldats aux troubles pousse le gouvernement à éloigner les régiments impliqués. Signé par l'auteur.