Published by Editions de La revue blanche, 1901
First Edition Signed
Couverture rigide. Editions de La revue blanche | Paris 1901 | 11.50 x 18.50 cm | relié | Édition originale, un des exemplaires du service de presse. Reliure en demi chagrin noisette, dos lisse orné de caissons décorés de motifs floraux dorés, initiales C. T. dorées en queue, plats de papier marbré, gardes et contreplats de papier à la cuve, couvertures conservées, tête dorée, un coin supérieur émoussé, reliure très légèrement postérieure. Discrètes restaurations sur les mors, deux petites déchirures marginales sur les pages de titre et faux-titre. Ex-libris à la plume de Charles Terrasse, fils du dédicataire de l'envoi, en tête d'une garde. Précieux envoi autographe signé d'Alfred Jarry à l'un de ses plus proches collaborateurs?: «?À Claude Terrasse son admirateur et son ami. Alf. Jarry.?» * Le «?Berlioz de l'opérette française?» Claude Terrasse participe au succès de nombreux chefs-d'uvre de Jarry, et écrit l'accompagnement musical d'Ubu roi lors de sa création au Théâtre de l'uvre. En 1898, Jarry organise la brillante reprise d'Ubu Roi dans l'appartement de Terrasse lui-même, où il crée avec lui et Franc-Nohain le Théâtre des Pantins. Ubu roi y est donné du 20 au 31 janvier 1898, avec des marionnettes façonnées par le peintre Pierre Bonnard, beau-frère de Terrasse. Ce dernier accompagne au piano cette expérience théâtrale. Avec Messaline «?la catin Auguste, la chair des empereurs divins?» (p. 77) Jarry renoue avec ses références littéraires antiques qui abondaient déjà chez Ubu. Après s'être inspiré de Sophocle et son dipe roi, il puise ici dans Juvénal dont il subvertit le sens des fameuses satires «?au lieu que soit stigmatisée la lubricité de l'impératrice comme chez le satiriste latin, Messaline dans ses frasques est présentée comme un être en quête d'absolu, qui retrouve en tant que Lupa les origines mêmes de Rome et une forme de sacralité?» (Rémy Poignault). Terrasse produit la même année aux Bouffes Parisiens une parodie antiquisante à succès, Les Travaux d'Hercule. Sur la demande de Terrasse, Jarry entame également l'ambitieux projet d'adapter un autre classique au fort potentiel burlesque, et travaille pendant plus d'une dizaine d'années au livret de Pantagruel, un opéra-bouffe sur la musique de son ami. Le compositeur invitera même Jarry dans sa maison de campagne pour inciter l'écrivain à achever son manuscrit décidément pantagruélique. Jarry mourra avant d'y apporter la touche finale Terrasse se chargera de créer cette dernière «?féerie mirlitonesque?» du maître. | [ENGLISH DESCRIPTION FOLLOWS] First edition, one of the press copies. Half brown shagreen binding, smooth spine with gilt floral panels, gilt initials C.T. at foot, marbled paper boards, marbled endpapers, covers preserved, gilt edges, one upper corner slightly rubbed, binding dating from some years later. Inscribed by Charles Terrasse (son of Claude) in ink at the head of a flyleaf. Discreet restorations to the joints. Precious presentation copy signed and inscribed by Alfred Jarry: "A Claude Terrasse son admirateur et son ami. Alf. Jarry" [his admirer and friend] * Claude Terrasse, the "Berlioz of French operetta," contributed to the success of many of Jarry's masterpieces and composed music for Ubu roi at its premiere at the Théâtre de l'uvre. In 1898, Jarry organized the brilliant revival of Ubu Roi in Terrasse's own apartment, where he founded with him and Franc-Nohain the Théâtre des Pantins. Ubu roi was performed there from 20 to 31 January 1898, with puppets created by Terrasse's brother-in-law, the painter Pierre Bonnard. Terrasse played the piano for this theatrical experiment. With Messaline, ""August's harlot, the flesh of the divine emperors" (p. 77), Jarry returned to the ancient literary references he had numerously used inUbu. After drawing inspiration from Sophocles and his Oedipus Rex, he now turned to the famous satires of Juvenal: "instead of stigmatizing the empress's lasciviousness as did the Latin satirist, Messalina in her esca.
Couverture rigide. Editions de La revue blanche | Paris 1901 | 11.50 x 18.50 cm | relié | Édition originale, un des exemplaires du service de presse. Reliure à la bradel en demi maroquin vieux rose, dos à cinq nerfs, date dorée en queue, plats de papier marbré, gardes et contreplats de papier à la cuve, couvertures et dos conservés, tête dorée, reliure moderne. Précieux envoi autographe signé d'Alfred Jarry à Charles-Henry Hirsch : ". un admirateur de "la Possession"." | [ENGLISH DESCRIPTION FOLLOWS] First edition, an advance (service de presse) copy. Bradel binding in half morocco, covers and spine preserved, top edge gilt, modern binding. Handsome autograph inscription signed by Alfred Jarry to Charles-Henry Hirsch : ". un admirateur de "la Possession"." *.
Published by Paris, Revue blanche, 1901., 1901
Manuscript / Paper Collectible First Edition Signed
In-12, 232-(3) pages. Demi-maroquin vert à coins, dos à nerfs, couverture conservée, tête dorée (Faure). Dos passé, papier un peu roux. Edition originale. Exemplaire truffé de deux pages autographes de Jarry, à l'encre avec des corrections au crayon à papier, correspondant aux pages 167 à 169 de l'ouvrage. "Avec Messaline - Roman de l'ancienne Rome (1901) Jarry se tourne vers le 'roman péplum'. Pour ses contemporains, c'est une véritable rupture qui s'opère ici avec ses textes antérieurs, trop hermétiques, 'privés' et qui connurent bien peu de lecteurs - on pense à l'échec commercial de Les jours et les nuits ou à l'Amour absolu par exemple. Rachilde, qui la première, recense ce roman dans le Mercure de France le qualifie d''uvre qui marque une évolution nouvelle, peut-être définitive révolution dans les primitives obscurités de son style'." (Riewert Ehrich, "Messaline d'Alfred Jarry - tentative de 'best-seller' ou livre hermétique ?" in l'Etoile-asbinthe, Société des amis d'Alfred Jarry, n° 61-62, 1994).