Published by Anvers Librairie des Arts, 1966, 1966
Seller: AUSONE, Bruxelles, Belgium
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14 x 19, 153 pp., broché, très bon état 1 des 20 Ex. Num. sur Ossekop, envoi de l'auteur: "pour Robert Griette, avec la fidèle gratitude d'un mauvais apprenti et la vive admiration de son dévoué Dubief, mai 1966".
Paris : Robert Estienne pour François Pomeray et Toussainct Quinet, 1629. In-4, (24)-255 pages. Basane mouchetée, dos à nerfs orné de filets dorés, pièce de titre de maroquin rouge (pastiche ancien). Reliure assez malhabile, premier plat gauchi ; papier un peu jauni, bords des 5 premiers et 5 derniers feuillets brunis. Marque typographique des Estienne au titre avec la rare devise "Ut ego inserer defracti sunt rami" Rare édition du premier recueil des Oeuvres de Saint-Amant, à la date de l'édition originale. Ce recueil rassemble pour la première fois les premières poésies de Saint-Amant et connaît un immense succès. Il est suivi, en 1631, de La Suitte des uvres. « Cette édition pose des problèmes délicats, que je ne me flatte pas d'avoir résolus entièrement ». Tel est le constat posé par Jean Lagny dans sa Bibliographie des éditions anciennes des uvres de Saint-Amant (n° 54). Il relève qu'en général, à la suite de Lachèvre, qui ne fournit pas plus de précisions, cette édition serait une contrefaçon. Lagny suppose que cette opinion est fondée sur divers éléments tels que l'impression médiocre de certains ornements typographiques, les fautes d'impression au titre ("Estiene" et "previlege") et l'erreur de date dans l'achevé d'imprimé (1627 au lieu de 1629). Mais ne pourrait-il pas s'agir de la véritable édition originale, de sa première émission ? « Moins correcte, elle n'aurait satisfait ni l'auteur, ni l'imprimeur (qui pouvait difficilement laisser, de gaîté de cur, son nom mal orthographié au titre) ». Au terme d'un examen approfondi de bibliographie matérielle, qui ne lui permet pas réellement de trancher, Lagny conclut : « Assurément, il n'existe aucune preuve formelle que nous ayons affaire à une contrefaçon ; néanmoins, je crois que Lachèvre avait raison ». Notre édition serait donc, d'après lui, une contrefaçon rouennaise, ville natale de Saint-Amant, « infiniment plus rare » que l'édition originale. Par ailleurs, nous avons affaire à un exemplaire non cartonné, avec la dédicace de La Solitude à Monsieur de Bernières, président en la Cour de Parlement de Rouen (ce qui étayerait la thèse de la contrefaçon rouennaise) et non à Alcidon, suivant les éléments signalés par Jean Lagny, ignorés des précédentes bibliographies. Tchemerzine p. 581.
Published by Paris, Claude Barbin, 1683, 1683
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2 parties en un volume in-12 de (9) ff., 283, (1) pp., (15) ff. de table - (9) ff. , 17-190 pp., (6) ff. de table, maroquin rouge, triple filet doré en encadrement sur les plats, dos à nerfs orné de fleurons de caissons dorés, double filet doré sur les coupes, dentelle intérieure, tranches dorées (Petit Succr. de Simier). Véritable deuxième édition en partie originale. Elle contient, outre les ouvrages parus dans celle de 1674 : les Épîtres VI à IX, une lettre au Duc de Vivonne (la 1ère), les Ve et VIe chants du Lutrin, les remarques de [Dacier] sur Longin ainsi qu'une nouvelle préface (la IVe), Tchemerzine, Editions originales et rares XVe-XVIIIe siècles, I, 750. Elle est illustrée de cinq gravures en taille-douce : un premier frontispice (reprise réduite de celui de 1674) par Pierre Landry, une planche pour les Satires et une pour L'Art poëtique par Guillaume Vallet d'après Antoine Paillet, une pour Le Lutrin par Landry et enfin un frontispice pour le Traité du Sublime signé Paillet et Vallet. Très bel exemplaire en maroquin de Petit. Tchemerzine, Editions originales et rares XVe-XVIIIe siècles, I, 750.