Synopsis
Aussi loin que mes souvenirs remontent, j'ai toujours été désigné comme "le râleur" : de la famille, de l'équipe, de la classe, du peloton, de l'étage, du service. Je ne pense pas que ce soit un trait de méchanceté ; plutôt un exutoire salutaire ; et en même temps la manifestation d'une volonté de faire bouger les lignes, comme disent les politiciens. Ah ! Les politiciens ! Avec les journalistes de radio-télé, ce sont mes têtes de turc. Je les trouve irrésistibles, leurs efforts vers toujours plus de médiocrité sont touchants. En 2009, Marie Drucker est sortie du lot sur France 2, affichant en toutes circonstances un niveau d’incompétence époustouflant… vous croyez qu’elle a été pistonnée ? Les grosses pointures n’ont pas démérité cette année, telle Ségolène Royal, toujours prompte à en sortir une bien bonne, comme par exemple que les équipes d’Obama se seraient inspirées de sa compagne présidentielle de 2007 pour réussir à porter leur candidat à la tête des États-Unis (enfin un Noir à la Maison-Blanche ! se sont écriés des millions de jobards). Comme chaque année depuis 2005, j’ai pris au cours de l’année 2009 des notes au jour le jour sur l’actualité qui me faisait bondir, ronchonner, m’esclaffer. Il y a un peu de tout, en vrac : des thèmes lourds mais désormais engloutis (La Halde, qui sera dissoute en 2011) ou rémanents (Sauver la planète : le chantier est en cours) ; des réflexions à fleur de peau ou au ras des pâquerettes ; des gens du spectacle (de Marcel Amont à Tina Turner en passant par Yvette Horner) ; des agacements chroniques (pourquoi les journalistes ne savent-ils plus parler français ?) ; les portraits de glorieux inventeurs dont les noms sont désormais étroitement liés à la vie de nos ‘quartiers’ (Mikhail Kalachnikov, Alfred Kärcher)… et déjà en 2009 l’islamisme qui monte, qui monte, qui monte et qu’aucun de nos guignolos de politiciens ne sait, ne veut voir, donc encore moins juguler et qui finira par tuer un jour, on le sent venir.
About the Author
Hervé Delemarre est un Ch’ti, porteur, prétend-il, des valeurs de la ch'timilitude. Il a passé sa première vingtaine d’années à Lens, ville irriguée par la rivière Deûle, et jadis réputée pour l'abondance de son charbon et l'excellence de son football. La Provence est son autre région de cœur et de racines, dans un village perché du Pays de Grasse nommé Saint-Cézaire-sur-Siagne où il passa dix étés merveilleux dans sa jeunesse. Hervé Delemarre a toujours écrit, sous les formes les plus diverses : lettres de bidasse, journaux d'entreprise, reportages, annonces publicitaires, brochures commerciales, communiqués de presse (par milliers), blogs… Mais il a attendu un âge bien mûr pour enfin publier quelque chose qui ressemble à un livre. Il eut un début de vie professionnelle riche et variée, à l'époque bénie du plein emploi où un jeune indécis, curieux ou instable pouvait butiner à son aise : il fut ainsi vendeur d’espaces publicitaires dans le Pas-de-Calais et les Alpes-Maritimes, journaliste à Cannes, commercial dans les accessoires médicaux pour anus artificiel à Cannes, chef du rayon layette et fillette chez Auchan près de Lille, vendeur d’ordinateurs à Arras… La suite se déroula de manière plus classique dans des fonctions de cadre de marketing et de communication dans de grandes entreprises, parmi lesquelles Intel, qui le marqua d’une profonde empreinte. Il fonda ensuite à Paris et dirigea pendant plus de deux décennies, une agence de communication spécialisée dans les Relations Presse. Hervé Delemarre déclare aimer les chats, ses enfants et ses petits-enfants, les ordinateurs, la photographie, le cinéma, le jardinage, l'ésotérisme et le bizarre (il attend l'arrivée des extra-terrestres, s’interroge sur les voyages dans le temps et la vie dans l’au-delà), il se livre avec gourmandise à l'observation goguenarde de la vie politique, à la lecture, à la production et à la dégustation de brèves de comptoir en compagnie de verres de bière et de gais lurons. Et, bien entendu, comme beaucoup de ses contemporains français, du matin au soir il râle, ronchonne, bougonne…
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