Loi. Code militaire, donnée à Paris, le 19 octobre 1791.

CODE MILITAIRE

Published by Versailles, Imprimerie du Département de Seine-et-Oise, 1791
Used Couverture souple

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Description:

In-quarto broché sous couverture de papier ancien, 79 pages. Exemplaire en état parfait - PERFECT COPY LIKE NEW - Barthélémy CORDERANT, secrétaire du district de Versailles pendant les premières années de la Révolution a signé de sa griffe ou de sa main, la dernière page du document. - - - En 1789, pour la majorité des Français, l'armée royale doit être transformée, voire régénérée, selon les principes des Lumières, mais elle doit demeurer une armée de métier. C'est pourquoi les constituants refusent la conscription en décembre 1789. Les réformes qu'ils votent n'empêchent cependant pas la chute importante des effectifs dans un contexte de tension grandissante avec les monarchies européennes. La Constituante en 1791, puis la Législative une fois la guerre déclarée trouvent dans les volontaires issus de la Garde nationale une force d'appoint qu'elles n'envisagent toutefois pas de transformer en une armée nouvelle qui se substituerait à l'armée de métier. Mais les événements vont en décider autrement puisque c'est le sort de la Révolution et le destin de la république qui se jouent au cours du tragique été 1793. Le 23 août, la Convention, dominée par les montagnards, se trouve contrainte de décréter la levée en masse, première forme de service obligatoire. Cette mesure d'exception ne prévoit aucun mécanisme de renouvellement des classes et, comme la guerre dure mais que le salut de la patrie semble assuré, les réquisitionnaires de 1793 désertent et les armées du Directoire connaissent à leur tour une chute des effectifs. Pour pallier ces défections, le général Jourdan et ses collègues néojacobins du Conseil des Cinq-Cents élaborent une loi qui institutionnalise les expérimentations de la Révolution et proclame l'universalité de la conscription, mais pas encore celle du service personnel du citoyen. En cette fin d'Ancien Régime, l'armée royale n'est pas une institution figée. À la suite des défaites de la guerre de Sept Ans, plusieurs réformes ont été mises en place, dont certaines ont des effets pervers et accentuent la réaction nobiliaire. L'armée est aussi l'objet d'une intense réflexion liée à un réveil de la pensée militaire dès le premier tiers du xviiie siècle puis à l'influence des Lumières chez ceux que l'on a appelés les « militaires-philosophes », qui appellent à une véritable régénération de l'armée, concomitante à celle de la société. Mais tous ne lui donnent pas le même contenu ni ne préconisent les mêmes mesures, même s'ils s'accordent sur une vision très noire, et quelque peu mythifiée, de l'armée de la monarchie. Presqu'aucun d'entre eux n'envisage une force fondée sur le service militaire du citoyen qui serait appelé au combat en tant que citoyen, sauf Rousseau et Mably, qui sont d'ailleurs des philosophes et non des philosophes militaires. Chez ces derniers, en particulier Guibert, le plus emblématique d'entre eux, la réflexion porte sur la manière de transformer des hommes de métier en soldats-citoyens - mais pas en citoyens-soldats. Le sociologue Alain Ehrenberg a prétendu que dans L'Essai général de tactique, publié anonymement en 1770, Guibert avait inventé la citoyenneté sur le champ de bataille vingt ans avant qu'elle ne le soit dans la cité? Alain Ehrenberg, Le Corps militaire. Politique et pédagogie en. Certes, mais à l'usage des professionnels de la guerre qu'il souhaite instruits, capables à la fois d'autonomie et de discipline, motivés et compétents selon les termes contemporains, vertueux selon ceux de l'époque : des hommes des Lumières et de la Raison. Chez lui, comme chez Servan, se produit un jeu de miroir entre l'armée et la société dont la régénération doit aller de pair. D'ailleurs L'Essai n'est que la première pierre d'une oeuvre beaucoup plus vaste consacrée aux institutions des États européens, et d'abord à celles de son propre pays, ce qui explique qu'il ait dû faire paraître son ouvrage à l'étranger. Seller Inventory # LSG15706

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Bibliographic Details

Title: Loi. Code militaire, donnée à Paris, le 19 ...
Publisher: Versailles, Imprimerie du Département de Seine-et-Oise
Publication Date: 1791
Binding: Couverture souple
Condition: Très bon
Signed: Signé par l'auteur
Edition: Edition originale

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CODE MILITAIRE
Used Couverture souple First Edition Signed

Seller: PRISCA, Paris, France

Seller rating 4 out of 5 stars 4-star rating, Learn more about seller ratings

Couverture souple. Condition: Très bon. Edition originale. In-quarto broché sous couverture de papier ancien, 79 pages. Exemplaire en état parfait - PERFECT COPY LIKE NEW - Barthélémy CORDERANT, secrétaire du district de Versailles pendant les premières années de la Révolution a signé de sa griffe ou de sa main, la dernière page du document. - - - En 1789, pour la majorité des Français, l'armée royale doit être transformée, voire régénérée, selon les principes des Lumières, mais elle doit demeurer une armée de métier. C'est pourquoi les constituants refusent la conscription en décembre 1789. Les réformes qu'ils votent n'empêchent cependant pas la chute importante des effectifs dans un contexte de tension grandissante avec les monarchies européennes. La Constituante en 1791, puis la Législative une fois la guerre déclarée trouvent dans les volontaires issus de la Garde nationale une force d'appoint qu'elles n'envisagent toutefois pas de transformer en une armée nouvelle qui se substituerait à l'armée de métier. Mais les événements vont en décider autrement puisque c'est le sort de la Révolution et le destin de la république qui se jouent au cours du tragique été 1793. Le 23 août, la Convention, dominée par les montagnards, se trouve contrainte de décréter la levée en masse, première forme de service obligatoire. Cette mesure d'exception ne prévoit aucun mécanisme de renouvellement des classes et, comme la guerre dure mais que le salut de la patrie semble assuré, les réquisitionnaires de 1793 désertent et les armées du Directoire connaissent à leur tour une chute des effectifs. Pour pallier ces défections, le général Jourdan et ses collègues néojacobins du Conseil des Cinq-Cents élaborent une loi qui institutionnalise les expérimentations de la Révolution et proclame l'universalité de la conscription, mais pas encore celle du service personnel du citoyen. En cette fin d'Ancien Régime, l'armée royale n'est pas une institution figée. À la suite des défaites de la guerre de Sept Ans, plusieurs réformes ont été mises en place, dont certaines ont des effets pervers et accentuent la réaction nobiliaire. L'armée est aussi l'objet d'une intense réflexion liée à un réveil de la pensée militaire dès le premier tiers du xviiie siècle puis à l'influence des Lumières chez ceux que l'on a appelés les « militaires-philosophes », qui appellent à une véritable régénération de l'armée, concomitante à celle de la société. Mais tous ne lui donnent pas le même contenu ni ne préconisent les mêmes mesures, même s'ils s'accordent sur une vision très noire, et quelque peu mythifiée, de l'armée de la monarchie. Presqu'aucun d'entre eux n'envisage une force fondée sur le service militaire du citoyen qui serait appelé au combat en tant que citoyen, sauf Rousseau et Mably, qui sont d'ailleurs des philosophes et non des philosophes militaires. Chez ces derniers, en particulier Guibert, le plus emblématique d'entre eux, la réflexion porte sur la manière de transformer des hommes de métier en soldats-citoyens - mais pas en citoyens-soldats. Le sociologue Alain Ehrenberg a prétendu que dans L'Essai général de tactique, publié anonymement en 1770, Guibert avait inventé la citoyenneté sur le champ de bataille vingt ans avant qu'elle ne le soit dans la cité? Alain Ehrenberg, Le Corps militaire. Politique et pédagogie en. Certes, mais à l'usage des professionnels de la guerre qu'il souhaite instruits, capables à la fois d'autonomie et de discipline, motivés et compétents selon les termes contemporains, vertueux selon ceux de l'époque : des hommes des Lumières et de la Raison. Chez lui, comme chez Servan, se produit un jeu de miroir entre l'armée et la société dont la régénération doit aller de pair. D'ailleurs L'Essai n'est que la première pierre d'une oeuvre beaucoup plus vaste consacrée aux institutions des États européens, et d'abord à celles de son propre pays, ce qui explique qu'il ait dû faire paraître son ouvrage à l'étranger. Signé par l'auteur. Seller Inventory # GNB13627

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