Language: French
Published by Dictionnaires Le Robert, Paris, 1993
ISBN 10: 2850362263 ISBN 13: 9782850362262
Seller: Lola's Antiques & Olde Books, Traverse City, MI, U.S.A.
Hardcover. Condition: Very Good. Looks New And Unused Hardcover With Very Good Dust Jacket. "Nouveau Petit Le Robert" French Dictionary In French. Not A French/English Dictionary. Z184st Size: 8vo - over 7" - 9" tall. Book.
Language: French
Published by Jean Montaudon (Imprimerie Ferdinand Champenois), sans, Paris,
Condition: Très bel état de conservation. Paris, Jean Montaudon (Imprimerie Ferdinand Champenois), sans date (circa 1917). Dimensions : 105 x 152,5 cm. Très bel état de conservation. En 1911, lorsque Jean Montaudon (1886-1926), petit-neveu du Docteur Auzoux, prend la direction de la célèbre fabrique de modèles d'anatomie clastique en papier mâché et souhaite en diversifier le catalogue, il se lance dans la production d'affiches pédagogiques illustrées. Mais la concurrence féroce des maisons Deyrolle, Hachette et Cie, Masson ou encore Armand Colin, plus anciennement établies dans ce secteur-clé de l'édition scolaire, le contraint à adopter une stratégie commerciale audacieuse et originale : la publication de planches murales « de luxe », d'une haute qualité scientifique et artistique, destinées principalement aux étudiants des universités ou des écoles normales. Aussi confie-t-il l'impression à l'un des plus importants réalisateurs d'affiches et objets publicitaires de la Belle Epoque, dont le nom reste notamment associé à Mucha, Sarah Bernhardt et Lefèvre-Utile : Ferdinand Champenois. Pour la typographie, le caractère Auriol, fleuron de l'Art nouveau, pare les titres et sous-titres. L'exécution graphique des planches est l'oeuvre de talentueux dessinateurs, sachant allier finesse et précision du trait avec un sens de la couleur et un souci du détail remarquables. Enfin, pour la conception des tableaux, il s'entoure de spécialistes tels que les zoologues Rémy Perrier (1861-1936) et Casimir Cépède (1882-1954). Le choix de ces représentants de l'excellence académique française s'avéra judicieux pour insuffler aux Etablissements Auzoux le nouvel élan voulu par Montaudon. Ce dernier a probablement été séduit par leur commun attachement à la transmission du savoir : tous deux normaliens, ils mènent en effet des carrières d'enseignants respectés au sein de la Faculté des Sciences de Paris et d'autres institutions. L'étendue des réseaux intellectuels auxquels ils appartiennent a sans doute joué un rôle non négligeable, car tandis que Cépède fréquente les cercles artistiques de Bourdelle et Gémier, puis collabore avec le Docteur Toulouse aux programmes documentaires du service scientifique de la firme cinématographique Pathé, Perrier entretient, par l'intermédiaire de son frère Edmond, directeur du Museum d'Histoire naturelle et président de l'Académie des Sciences, des liens étroits avec l'élite scientifique de son temps. Enfin, ils disposent, au-delà de leurs domaines d'expertise respectifs (malacologie et bactériologie-parasitologie), de compétences et expériences fort appréciables : entre autres, publication d'ouvrages de référence et participation à l'élaboration d'illustrations scolaires (R. Perrier), mise au point de vaccins et création de modèles d'insectes démontables afin de former les équipes soignantes aux protocoles antipaludiques (C. Cépède). L'entrepreneur leur accorde donc de très avantageux contrats (droits d'auteur de 20 %) et carte blanche pour le choix des sujets. Ainsi, à la fin de la Première Guerre mondiale, les deux savants prévoient une « collection » d'environ 150 planches permettant de « donner un cours complet de zoologie », auxquelles doivent s'ajouter des séries sur l'anatomie, la physiologie humaine et la botanique, comme l'indiquent les catalogues. Indéniablement, l'ensemble est une véritable réussite, tant sur le plan formel que sur le fond - à la fois précis, rigoureux, esthétique ? atteignant l'objectif de se démarquer des autres éditeurs. Le premier tome d'un Atlas de Zoologie et d'Anatomie contenant la description de 17 affiches paraît également au début des années 1920. Cependant, dès 1922, lorsqu'ils dressent le bilan financier de la fabrique, qui s'avère désastreux, les rapports comptables soulignent la responsabilité majeure des planches dans les difficultés économiques : leur diffusion reste limitée, et à l'évidence bien trop faible pour rentabiliser les investissements. Seulement une trentaine d'entre elles voit le jour.
Language: French
Published by Jean Montaudon (Imprimerie Ferdinand Champenois), sans, Paris,
Condition: Très bel état de conservation. Paris, Jean Montaudon (Imprimerie Ferdinand Champenois), sans date (circa 1918). Dimensions : 105 x 152,5 cm. Très bel état de conservation. En 1911, lorsque Jean Montaudon (1886-1926), petit-neveu du Docteur Auzoux, prend la direction de la célèbre fabrique de modèles d'anatomie clastique en papier mâché et souhaite en diversifier le catalogue, il se lance dans la production d'affiches pédagogiques illustrées. Mais la concurrence féroce des maisons Deyrolle, Hachette et Cie, Masson ou encore Armand Colin, plus anciennement établies dans ce secteur-clé de l'édition scolaire, le contraint à adopter une stratégie commerciale audacieuse et originale : la publication de planches murales « de luxe », d'une haute qualité scientifique et artistique, destinées principalement aux étudiants des universités ou des écoles normales. Aussi confie-t-il l'impression à l'un des plus importants réalisateurs d'affiches et objets publicitaires de la Belle Epoque, dont le nom reste notamment associé à Mucha, Sarah Bernhardt et Lefèvre-Utile : Ferdinand Champenois. Pour la typographie, le caractère Auriol, fleuron de l'Art nouveau, pare les titres et sous-titres. L'exécution graphique des planches est l'oeuvre de talentueux dessinateurs, sachant allier finesse et précision du trait avec un sens de la couleur et un souci du détail remarquables. Enfin, pour la conception des tableaux, il s'entoure de spécialistes tels que les zoologues Rémy Perrier (1861-1936) et Casimir Cépède (1882-1954). Le choix de ces représentants de l'excellence académique française s'avéra judicieux pour insuffler aux Etablissements Auzoux le nouvel élan voulu par Montaudon. Ce dernier a probablement été séduit par leur commun attachement à la transmission du savoir : tous deux normaliens, ils mènent en effet des carrières d'enseignants respectés au sein de la Faculté des Sciences de Paris et d'autres institutions. L'étendue des réseaux intellectuels auxquels ils appartiennent a sans doute joué un rôle non négligeable, car tandis que Cépède fréquente les cercles artistiques de Bourdelle et Gémier, puis collabore avec le Docteur Toulouse aux programmes documentaires du service scientifique de la firme cinématographique Pathé, Perrier entretient, par l'intermédiaire de son frère Edmond, directeur du Museum d'Histoire naturelle et président de l'Académie des Sciences, des liens étroits avec l'élite scientifique de son temps. Enfin, ils disposent, au-delà de leurs domaines d'expertise respectifs (malacologie et bactériologie-parasitologie), de compétences et expériences fort appréciables : entre autres, publication d'ouvrages de référence et participation à l'élaboration d'illustrations scolaires (R. Perrier), mise au point de vaccins et création de modèles d'insectes démontables afin de former les équipes soignantes aux protocoles antipaludiques (C. Cépède). L'entrepreneur leur accorde donc de très avantageux contrats (droits d'auteur de 20 %) et carte blanche pour le choix des sujets. Ainsi, à la fin de la Première Guerre mondiale, les deux savants prévoient une « collection » d'environ 150 planches permettant de « donner un cours complet de zoologie », auxquelles doivent s'ajouter des séries sur l'anatomie, la physiologie humaine et la botanique, comme l'indiquent les catalogues. Indéniablement, l'ensemble est une véritable réussite, tant sur le plan formel que sur le fond - à la fois précis, rigoureux, esthétique ? atteignant l'objectif de se démarquer des autres éditeurs. Le premier tome d'un Atlas de Zoologie et d'Anatomie contenant la description de 17 affiches paraît également au début des années 1920. Cependant, dès 1922, lorsqu'ils dressent le bilan financier de la fabrique, qui s'avère désastreux, les rapports comptables soulignent la responsabilité majeure des planches dans les difficultés économiques : leur diffusion reste limitée, et à l'évidence bien trop faible pour rentabiliser les investissements. Seulement une trentaine d'entre elles voit le jour.
Language: French
Published by Jean Montaudon (Imprimerie Ferdinand Champenois), sans, Paris,
Condition: Très bel état de conservation. Paris, Jean Montaudon (Imprimerie Ferdinand Champenois), sans date (circa 1918-1923). Dimensions : 105 x 152,5 cm. Très bel état de conservation. En 1911, lorsque Jean Montaudon (1886-1926), petit-neveu du Docteur Auzoux, prend la direction de la célèbre fabrique de modèles d'anatomie clastique en papier mâché et souhaite en diversifier le catalogue, il se lance dans la production d'affiches pédagogiques illustrées. Mais la concurrence féroce des maisons Deyrolle, Hachette et Cie, Masson ou encore Armand Colin, plus anciennement établies dans ce secteur-clé de l'édition scolaire, le contraint à adopter une stratégie commerciale audacieuse et originale : la publication de planches murales « de luxe », d'une haute qualité scientifique et artistique, destinées principalement aux étudiants des universités ou des écoles normales. Aussi confie-t-il l'impression à l'un des plus importants réalisateurs d'affiches et objets publicitaires de la Belle Epoque, dont le nom reste notamment associé à Mucha, Sarah Bernhardt et Lefèvre-Utile : Ferdinand Champenois. Pour la typographie, le caractère Auriol, fleuron de l'Art nouveau, pare les titres et sous-titres. L'exécution graphique des planches est l'oeuvre de talentueux dessinateurs, sachant allier finesse et précision du trait avec un sens de la couleur et un souci du détail remarquables. Enfin, pour la conception des tableaux, il s'entoure de spécialistes tels que les zoologues Rémy Perrier (1861-1936) et Casimir Cépède (1882-1954). Le choix de ces représentants de l'excellence académique française s'avéra judicieux pour insuffler aux Etablissements Auzoux le nouvel élan voulu par Montaudon. Ce dernier a probablement été séduit par leur commun attachement à la transmission du savoir : tous deux normaliens, ils mènent en effet des carrières d'enseignants respectés au sein de la Faculté des Sciences de Paris et d'autres institutions. L'étendue des réseaux intellectuels auxquels ils appartiennent a sans doute joué un rôle non négligeable, car tandis que Cépède fréquente les cercles artistiques de Bourdelle et Gémier, puis collabore avec le Docteur Toulouse aux programmes documentaires du service scientifique de la firme cinématographique Pathé, Perrier entretient, par l'intermédiaire de son frère Edmond, directeur du Museum d'Histoire naturelle et président de l'Académie des Sciences, des liens étroits avec l'élite scientifique de son temps. Enfin, ils disposent, au-delà de leurs domaines d'expertise respectifs (malacologie et bactériologie-parasitologie), de compétences et expériences fort appréciables : entre autres, publication d'ouvrages de référence et participation à l'élaboration d'illustrations scolaires (R. Perrier), mise au point de vaccins et création de modèles d'insectes démontables afin de former les équipes soignantes aux protocoles antipaludiques (C. Cépède). L'entrepreneur leur accorde donc de très avantageux contrats (droits d'auteur de 20 %) et carte blanche pour le choix des sujets. Ainsi, à la fin de la Première Guerre mondiale, les deux savants prévoient une « collection » d'environ 150 planches permettant de « donner un cours complet de zoologie », auxquelles doivent s'ajouter des séries sur l'anatomie, la physiologie humaine et la botanique, comme l'indiquent les catalogues. Indéniablement, l'ensemble est une véritable réussite, tant sur le plan formel que sur le fond - à la fois précis, rigoureux, esthétique ? atteignant l'objectif de se démarquer des autres éditeurs. Le premier tome d'un Atlas de Zoologie et d'Anatomie contenant la description de 17 affiches paraît également au début des années 1920. Cependant, dès 1922, lorsqu'ils dressent le bilan financier de la fabrique, qui s'avère désastreux, les rapports comptables soulignent la responsabilité majeure des planches dans les difficultés économiques : leur diffusion reste limitée, et à l'évidence bien trop faible pour rentabiliser les investissements. Seulement une trentaine d'entre elles voit l.
Language: French
Published by Jean Montaudon (Imprimerie Ferdinand Champenois), sans, Paris,
Condition: Infimes défauts, sinon excepti. Paris, Jean Montaudon (Imprimerie Ferdinand Champenois), sans date (circa 1919). Dimensions : 105 x 152,5 cm. Infimes défauts, sinon exceptionnel état de fraîcheur de cette magnifique chromolithographie. En 1911, lorsque Jean Montaudon (1886-1926), petit-neveu du Docteur Auzoux, prend la direction de la célèbre fabrique de modèles d'anatomie clastique en papier mâché et souhaite en diversifier le catalogue, il se lance dans la production d'affiches pédagogiques illustrées. Mais la concurrence féroce des maisons Deyrolle, Hachette et Cie, Masson ou encore Armand Colin, plus anciennement établies dans ce secteur-clé de l'édition scolaire, le contraint à adopter une stratégie commerciale audacieuse et originale : la publication de planches murales « de luxe », d'une haute qualité scientifique et artistique, destinées principalement aux étudiants des universités ou des écoles normales. Aussi confie-t-il l'impression à l'un des plus importants réalisateurs d'affiches et objets publicitaires de la Belle Epoque, dont le nom reste notamment associé à Mucha, Sarah Bernhardt et Lefèvre-Utile : Ferdinand Champenois. Pour la typographie, le caractère Auriol, fleuron de l'Art nouveau, pare les titres et sous-titres. L'exécution graphique des planches est l'oeuvre de talentueux dessinateurs, sachant allier finesse et précision du trait avec un sens de la couleur et un souci du détail remarquables. Enfin, pour la conception des tableaux, il s'entoure de spécialistes tels que les zoologues Rémy Perrier (1861-1936) et Casimir Cépède (1882-1954). Le choix de ces représentants de l'excellence académique française s'avéra judicieux pour insuffler aux Etablissements Auzoux le nouvel élan voulu par Montaudon. Ce dernier a probablement été séduit par leur commun attachement à la transmission du savoir : tous deux normaliens, ils mènent en effet des carrières d'enseignants respectés au sein de la Faculté des Sciences de Paris et d'autres institutions. L'étendue des réseaux intellectuels auxquels ils appartiennent a sans doute joué un rôle non négligeable, car tandis que Cépède fréquente les cercles artistiques de Bourdelle et Gémier, puis collabore avec le Docteur Toulouse aux programmes documentaires du service scientifique de la firme cinématographique Pathé, Perrier entretient, par l'intermédiaire de son frère Edmond, directeur du Museum d'Histoire naturelle et président de l'Académie des Sciences, des liens étroits avec l'élite scientifique de son temps. Enfin, ils disposent, au-delà de leurs domaines d'expertise respectifs (malacologie et bactériologie-parasitologie), de compétences et expériences fort appréciables : entre autres, publication d'ouvrages de référence et participation à l'élaboration d'illustrations scolaires (R. Perrier), mise au point de vaccins et création de modèles d'insectes démontables afin de former les équipes soignantes aux protocoles antipaludiques (C. Cépède). L'entrepreneur leur accorde donc de très avantageux contrats (droits d'auteur de 20 %) et carte blanche pour le choix des sujets. Ainsi, à la fin de la Première Guerre mondiale, les deux savants prévoient une « collection » d'environ 150 planches permettant de « donner un cours complet de zoologie », auxquelles doivent s'ajouter des séries sur l'anatomie, la physiologie humaine et la botanique, comme l'indiquent les catalogues. Indéniablement, l'ensemble est une véritable réussite, tant sur le plan formel que sur le fond - à la fois précis, rigoureux, esthétique ? atteignant l'objectif de se démarquer des autres éditeurs. Le premier tome d'un Atlas de Zoologie et d'Anatomie contenant la description de 17 affiches paraît également au début des années 1920. Cependant, dès 1922, lorsqu'ils dressent le bilan financier de la fabrique, qui s'avère désastreux, les rapports comptables soulignent la responsabilité majeure des planches dans les difficultés économiques : leur diffusion reste limitée, et à l'évidence bien trop faible pour rentabiliser les invest.
Language: French
Published by Jean Montaudon (Imprimerie Ferdinand Champenois), sans, Paris,
Condition: Très bel état de conservation. Paris, Jean Montaudon (Imprimerie Ferdinand Champenois), sans date (circa 1918-1923). Dimensions : 105 x 152,5 cm. Très bel état de conservation pour cette planche d'un réalisme étonnant. En 1911, lorsque Jean Montaudon (1886-1926), petit-neveu du Docteur Auzoux, prend la direction de la célèbre fabrique de modèles d'anatomie clastique en papier mâché et souhaite en diversifier le catalogue, il se lance dans la production d'affiches pédagogiques illustrées. Mais la concurrence féroce des maisons Deyrolle, Hachette et Cie, Masson ou encore Armand Colin, plus anciennement établies dans ce secteur-clé de l'édition scolaire, le contraint à adopter une stratégie commerciale audacieuse et originale : la publication de planches murales « de luxe », d'une haute qualité scientifique et artistique, destinées principalement aux étudiants des universités ou des écoles normales. Aussi confie-t-il l'impression à l'un des plus importants réalisateurs d'affiches et objets publicitaires de la Belle Epoque, dont le nom reste notamment associé à Mucha, Sarah Bernhardt et Lefèvre-Utile : Ferdinand Champenois. Pour la typographie, le caractère Auriol, fleuron de l'Art nouveau, pare les titres et sous-titres. L'exécution graphique des planches est l'oeuvre de talentueux dessinateurs, sachant allier finesse et précision du trait avec un sens de la couleur et un souci du détail remarquables. Enfin, pour la conception des tableaux, il s'entoure de spécialistes tels que les zoologues Rémy Perrier (1861-1936) et Casimir Cépède (1882-1954). Le choix de ces représentants de l'excellence académique française s'avéra judicieux pour insuffler aux Etablissements Auzoux le nouvel élan voulu par Montaudon. Ce dernier a probablement été séduit par leur commun attachement à la transmission du savoir : tous deux normaliens, ils mènent en effet des carrières d'enseignants respectés au sein de la Faculté des Sciences de Paris et d'autres institutions. L'étendue des réseaux intellectuels auxquels ils appartiennent a sans doute joué un rôle non négligeable, car tandis que Cépède fréquente les cercles artistiques de Bourdelle et Gémier, puis collabore avec le Docteur Toulouse aux programmes documentaires du service scientifique de la firme cinématographique Pathé, Perrier entretient, par l'intermédiaire de son frère Edmond, directeur du Museum d'Histoire naturelle et président de l'Académie des Sciences, des liens étroits avec l'élite scientifique de son temps. Enfin, ils disposent, au-delà de leurs domaines d'expertise respectifs (malacologie et bactériologie-parasitologie), de compétences et expériences fort appréciables : entre autres, publication d'ouvrages de référence et participation à l'élaboration d'illustrations scolaires (R. Perrier), mise au point de vaccins et création de modèles d'insectes démontables afin de former les équipes soignantes aux protocoles antipaludiques (C. Cépède). L'entrepreneur leur accorde donc de très avantageux contrats (droits d'auteur de 20 %) et carte blanche pour le choix des sujets. Ainsi, à la fin de la Première Guerre mondiale, les deux savants prévoient une « collection » d'environ 150 planches permettant de « donner un cours complet de zoologie », auxquelles doivent s'ajouter des séries sur l'anatomie, la physiologie humaine et la botanique, comme l'indiquent les catalogues. Indéniablement, l'ensemble est une véritable réussite, tant sur le plan formel que sur le fond - à la fois précis, rigoureux, esthétique ? atteignant l'objectif de se démarquer des autres éditeurs. Le premier tome d'un Atlas de Zoologie et d'Anatomie contenant la description de 17 affiches paraît également au début des années 1920. Cependant, dès 1922, lorsqu'ils dressent le bilan financier de la fabrique, qui s'avère désastreux, les rapports comptables soulignent la responsabilité majeure des planches dans les difficultés économiques : leur diffusion reste limitée, et à l'évidence bien trop faible pour rentabiliser les investissements. Seul.
Condition: Entoilage conservé, mais pouss. Paris, Bon à graver : 1917. Dimensions : 104,5 x 150 cm. Entoilage conservé, mais poussiéreux, se décolle en tête. Rajouts de bandes de papier collées portant le titre, les vignettes et les numéros des figures. Petits manques sur les vignettes de titre. Piqûres et abrasions en haut de la planche, le bas est affecté par des d'importantes taches grises, en l'absence de sous-titre. Apparentes tentatives de typographie définitive. En 1911, lorsque Jean Montaudon (1886-1926), petit-neveu du Docteur Auzoux, prend la direction de la célèbre fabrique de modèles d'anatomie clastique en papier mâché et souhaite en diversifier le catalogue, il se lance dans la production d'affiches pédagogiques illustrées. Mais la concurrence féroce des maisons Deyrolle, Hachette et Cie, Masson ou encore Armand Colin, plus anciennement établies dans ce secteur-clé de l'édition scolaire, le contraint à adopter une stratégie commerciale audacieuse et originale : la publication de planches murales « de luxe », d'une haute qualité scientifique et artistique, destinées principalement aux étudiants des universités ou des écoles normales. Aussi confie-t-il l'impression à l'un des plus importants réalisateurs d'affiches et objets publicitaires de la Belle Epoque, dont le nom reste notamment associé à Mucha, Sarah Bernhardt et Lefèvre-Utile : Ferdinand Champenois. Pour la typographie, le caractère Auriol, fleuron de l'Art nouveau, pare les titres et sous-titres. L'exécution graphique des planches est l'oeuvre de talentueux dessinateurs, sachant allier finesse et précision du trait avec un sens de la couleur et un souci du détail remarquables. Enfin, pour la conception des tableaux, il s'entoure de spécialistes tels que les zoologues Rémy Perrier (1861-1936) et Casimir Cépède (1882-1954). Le choix de ces représentants de l'excellence académique française s'avéra judicieux pour insuffler aux Etablissements Auzoux le nouvel élan voulu par Montaudon. Ce dernier a probablement été séduit par leur commun attachement à la transmission du savoir : tous deux normaliens, ils mènent en effet des carrières d'enseignants respectés au sein de la Faculté des Sciences de Paris et d'autres institutions. L'étendue des réseaux intellectuels auxquels ils appartiennent a sans doute joué un rôle non négligeable, car tandis que Cépède fréquente les cercles artistiques de Bourdelle et Gémier, puis collabore avec le Docteur Toulouse aux programmes documentaires du service scientifique de la firme cinématographique Pathé, Perrier entretient, par l'intermédiaire de son frère Edmond, directeur du Museum d'Histoire naturelle et président de l'Académie des Sciences, des liens étroits avec l'élite scientifique de son temps. Enfin, ils disposent, au-delà de leurs domaines d'expertise respectifs (malacologie et bactériologie-parasitologie), de compétences et expériences fort appréciables : entre autres, publication d'ouvrages de référence et participation à l'élaboration d'illustrations scolaires (R. Perrier), mise au point de vaccins et création de modèles d'insectes démontables afin de former les équipes soignantes aux protocoles antipaludiques (C. Cépède). L'entrepreneur leur accorde donc de très avantageux contrats (droits d'auteur de 20 %) et carte blanche pour le choix des sujets. Ainsi, à la fin de la Première Guerre mondiale, les deux savants prévoient une « collection » d'environ 150 planches permettant de « donner un cours complet de zoologie », auxquelles doivent s'ajouter des séries sur l'anatomie, la physiologie humaine et la botanique, comme l'indiquent les catalogues. Indéniablement, l'ensemble est une véritable réussite, tant sur le plan formel que sur le fond - à la fois précis, rigoureux, esthétique ? atteignant l'objectif de se démarquer des autres éditeurs. Le premier tome d'un Atlas de Zoologie et d'Anatomie contenant la description de 17 affiches paraît également au début des années 1920. Cependant, dès 1922, lorsqu'ils dressent le bilan financier de la fabriqu.
Language: French
Published by Bon, Paris,
Condition: Poussière et petites taches ép. Paris, Bon à graver : 15 mars 1918. Dimensions : 105 x 148 cm. Poussière et petites taches éparses sans gravité. Vignettes illustratives du titre rajoutées. Absence du titre de collection. Numérotation des figures au crayon. En 1911, lorsque Jean Montaudon (1886-1926), petit-neveu du Docteur Auzoux, prend la direction de la célèbre fabrique de modèles d'anatomie clastique en papier mâché et souhaite en diversifier le catalogue, il se lance dans la production d'affiches pédagogiques illustrées. Mais la concurrence féroce des maisons Deyrolle, Hachette et Cie, Masson ou encore Armand Colin, plus anciennement établies dans ce secteur-clé de l'édition scolaire, le contraint à adopter une stratégie commerciale audacieuse et originale : la publication de planches murales « de luxe », d'une haute qualité scientifique et artistique, destinées principalement aux étudiants des universités ou des écoles normales. Aussi confie-t-il l'impression à l'un des plus importants réalisateurs d'affiches et objets publicitaires de la Belle Epoque, dont le nom reste notamment associé à Mucha, Sarah Bernhardt et Lefèvre-Utile : Ferdinand Champenois. Pour la typographie, le caractère Auriol, fleuron de l'Art nouveau, pare les titres et sous-titres. L'exécution graphique des planches est l'oeuvre de talentueux dessinateurs, sachant allier finesse et précision du trait avec un sens de la couleur et un souci du détail remarquables. Enfin, pour la conception des tableaux, il s'entoure de spécialistes tels que les zoologues Rémy Perrier (1861-1936) et Casimir Cépède (1882-1954). Le choix de ces représentants de l'excellence académique française s'avéra judicieux pour insuffler aux Etablissements Auzoux le nouvel élan voulu par Montaudon. Ce dernier a probablement été séduit par leur commun attachement à la transmission du savoir : tous deux normaliens, ils mènent en effet des carrières d'enseignants respectés au sein de la Faculté des Sciences de Paris et d'autres institutions. L'étendue des réseaux intellectuels auxquels ils appartiennent a sans doute joué un rôle non négligeable, car tandis que Cépède fréquente les cercles artistiques de Bourdelle et Gémier, puis collabore avec le Docteur Toulouse aux programmes documentaires du service scientifique de la firme cinématographique Pathé, Perrier entretient, par l'intermédiaire de son frère Edmond, directeur du Museum d'Histoire naturelle et président de l'Académie des Sciences, des liens étroits avec l'élite scientifique de son temps. Enfin, ils disposent, au-delà de leurs domaines d'expertise respectifs (malacologie et bactériologie-parasitologie), de compétences et expériences fort appréciables : entre autres, publication d'ouvrages de référence et participation à l'élaboration d'illustrations scolaires (R. Perrier), mise au point de vaccins et création de modèles d'insectes démontables afin de former les équipes soignantes aux protocoles antipaludiques (C. Cépède). L'entrepreneur leur accorde donc de très avantageux contrats (droits d'auteur de 20 %) et carte blanche pour le choix des sujets. Ainsi, à la fin de la Première Guerre mondiale, les deux savants prévoient une « collection » d'environ 150 planches permettant de « donner un cours complet de zoologie », auxquelles doivent s'ajouter des séries sur l'anatomie, la physiologie humaine et la botanique, comme l'indiquent les catalogues. Indéniablement, l'ensemble est une véritable réussite, tant sur le plan formel que sur le fond - à la fois précis, rigoureux, esthétique ? atteignant l'objectif de se démarquer des autres éditeurs. Le premier tome d'un Atlas de Zoologie et d'Anatomie contenant la description de 17 affiches paraît également au début des années 1920. Cependant, dès 1922, lorsqu'ils dressent le bilan financier de la fabrique, qui s'avère désastreux, les rapports comptables soulignent la responsabilité majeure des planches dans les difficultés économiques : leur diffusion reste limitée, et à l'évidence bien trop faible pour re.
Condition: Poussière et petites taches. N. Paris, Sans bon à graver, sans date (circa 1918-1923). Dimensions : 106 x 150 cm. Poussière et petites taches. Numérotation des figures et vignettes de titres sur papiers collés. Bon à graver partiellement manquant, absence du titre de collection. Infimes déchirures en tête. Traces d'humidité au verso. En 1911, lorsque Jean Montaudon (1886-1926), petit-neveu du Docteur Auzoux, prend la direction de la célèbre fabrique de modèles d'anatomie clastique en papier mâché et souhaite en diversifier le catalogue, il se lance dans la production d'affiches pédagogiques illustrées. Mais la concurrence féroce des maisons Deyrolle, Hachette et Cie, Masson ou encore Armand Colin, plus anciennement établies dans ce secteur-clé de l'édition scolaire, le contraint à adopter une stratégie commerciale audacieuse et originale : la publication de planches murales « de luxe », d'une haute qualité scientifique et artistique, destinées principalement aux étudiants des universités ou des écoles normales. Aussi confie-t-il l'impression à l'un des plus importants réalisateurs d'affiches et objets publicitaires de la Belle Epoque, dont le nom reste notamment associé à Mucha, Sarah Bernhardt et Lefèvre-Utile : Ferdinand Champenois. Pour la typographie, le caractère Auriol, fleuron de l'Art nouveau, pare les titres et sous-titres. L'exécution graphique des planches est l'oeuvre de talentueux dessinateurs, sachant allier finesse et précision du trait avec un sens de la couleur et un souci du détail remarquables. Enfin, pour la conception des tableaux, il s'entoure de spécialistes tels que les zoologues Rémy Perrier (1861-1936) et Casimir Cépède (1882-1954). Le choix de ces représentants de l'excellence académique française s'avéra judicieux pour insuffler aux Etablissements Auzoux le nouvel élan voulu par Montaudon. Ce dernier a probablement été séduit par leur commun attachement à la transmission du savoir : tous deux normaliens, ils mènent en effet des carrières d'enseignants respectés au sein de la Faculté des Sciences de Paris et d'autres institutions. L'étendue des réseaux intellectuels auxquels ils appartiennent a sans doute joué un rôle non négligeable, car tandis que Cépède fréquente les cercles artistiques de Bourdelle et Gémier, puis collabore avec le Docteur Toulouse aux programmes documentaires du service scientifique de la firme cinématographique Pathé, Perrier entretient, par l'intermédiaire de son frère Edmond, directeur du Museum d'Histoire naturelle et président de l'Académie des Sciences, des liens étroits avec l'élite scientifique de son temps. Enfin, ils disposent, au-delà de leurs domaines d'expertise respectifs (malacologie et bactériologie-parasitologie), de compétences et expériences fort appréciables : entre autres, publication d'ouvrages de référence et participation à l'élaboration d'illustrations scolaires (R. Perrier), mise au point de vaccins et création de modèles d'insectes démontables afin de former les équipes soignantes aux protocoles antipaludiques (C. Cépède). L'entrepreneur leur accorde donc de très avantageux contrats (droits d'auteur de 20 %) et carte blanche pour le choix des sujets. Ainsi, à la fin de la Première Guerre mondiale, les deux savants prévoient une « collection » d'environ 150 planches permettant de « donner un cours complet de zoologie », auxquelles doivent s'ajouter des séries sur l'anatomie, la physiologie humaine et la botanique, comme l'indiquent les catalogues. Indéniablement, l'ensemble est une véritable réussite, tant sur le plan formel que sur le fond - à la fois précis, rigoureux, esthétique ? atteignant l'objectif de se démarquer des autres éditeurs. Le premier tome d'un Atlas de Zoologie et d'Anatomie contenant la description de 17 affiches paraît également au début des années 1920. Cependant, dès 1922, lorsqu'ils dressent le bilan financier de la fabrique, qui s'avère désastreux, les rapports comptables soulignent la responsabilité majeure des planches dans les difficultés éco.
Condition: Plis et poussière. Rajouts de. Paris, Sans bon à graver, sans date (circa 1918-1923). Dimensions : 103 x 148,5 cm. Plis et poussière. Rajouts de papiers contenant 1 figure, les 2 vignettes encadrant le titre et quelques numéros de schémas. Bon à graver partiellement manquant dans l'angle inférieur droit. Saines mouillures sur la toile de doublage au verso (sans conséquence au recto). En 1911, lorsque Jean Montaudon (1886-1926), petit-neveu du Docteur Auzoux, prend la direction de la célèbre fabrique de modèles d'anatomie clastique en papier mâché et souhaite en diversifier le catalogue, il se lance dans la production d'affiches pédagogiques illustrées. Mais la concurrence féroce des maisons Deyrolle, Hachette et Cie, Masson ou encore Armand Colin, plus anciennement établies dans ce secteur-clé de l'édition scolaire, le contraint à adopter une stratégie commerciale audacieuse et originale : la publication de planches murales « de luxe », d'une haute qualité scientifique et artistique, destinées principalement aux étudiants des universités ou des écoles normales. Aussi confie-t-il l'impression à l'un des plus importants réalisateurs d'affiches et objets publicitaires de la Belle Epoque, dont le nom reste notamment associé à Mucha, Sarah Bernhardt et Lefèvre-Utile : Ferdinand Champenois. Pour la typographie, le caractère Auriol, fleuron de l'Art nouveau, pare les titres et sous-titres. L'exécution graphique des planches est l'oeuvre de talentueux dessinateurs, sachant allier finesse et précision du trait avec un sens de la couleur et un souci du détail remarquables. Enfin, pour la conception des tableaux, il s'entoure de spécialistes tels que les zoologues Rémy Perrier (1861-1936) et Casimir Cépède (1882-1954). Le choix de ces représentants de l'excellence académique française s'avéra judicieux pour insuffler aux Etablissements Auzoux le nouvel élan voulu par Montaudon. Ce dernier a probablement été séduit par leur commun attachement à la transmission du savoir : tous deux normaliens, ils mènent en effet des carrières d'enseignants respectés au sein de la Faculté des Sciences de Paris et d'autres institutions. L'étendue des réseaux intellectuels auxquels ils appartiennent a sans doute joué un rôle non négligeable, car tandis que Cépède fréquente les cercles artistiques de Bourdelle et Gémier, puis collabore avec le Docteur Toulouse aux programmes documentaires du service scientifique de la firme cinématographique Pathé, Perrier entretient, par l'intermédiaire de son frère Edmond, directeur du Museum d'Histoire naturelle et président de l'Académie des Sciences, des liens étroits avec l'élite scientifique de son temps. Enfin, ils disposent, au-delà de leurs domaines d'expertise respectifs (malacologie et bactériologie-parasitologie), de compétences et expériences fort appréciables : entre autres, publication d'ouvrages de référence et participation à l'élaboration d'illustrations scolaires (R. Perrier), mise au point de vaccins et création de modèles d'insectes démontables afin de former les équipes soignantes aux protocoles antipaludiques (C. Cépède). L'entrepreneur leur accorde donc de très avantageux contrats (droits d'auteur de 20 %) et carte blanche pour le choix des sujets. Ainsi, à la fin de la Première Guerre mondiale, les deux savants prévoient une « collection » d'environ 150 planches permettant de « donner un cours complet de zoologie », auxquelles doivent s'ajouter des séries sur l'anatomie, la physiologie humaine et la botanique, comme l'indiquent les catalogues. Indéniablement, l'ensemble est une véritable réussite, tant sur le plan formel que sur le fond - à la fois précis, rigoureux, esthétique ? atteignant l'objectif de se démarquer des autres éditeurs. Le premier tome d'un Atlas de Zoologie et d'Anatomie contenant la description de 17 affiches paraît également au début des années 1920. Cependant, dès 1922, lorsqu'ils dressent le bilan financier de la fabrique, qui s'avère désastreux, les rapports comptables soulignent la responsa.
Condition: Poussière Titre incomplet (?), Paris, Bon à graver : 13 octobre 1919. Dimensions : 105 x 149,5 cm. Poussière Titre incomplet (?), typographie du sous-titre non conforme. Légères abrasions du papier en tête. Annotations à l'encre, quelques traits corrigés au crayon sur certaines figures. En 1911, lorsque Jean Montaudon (1886-1926), petit-neveu du Docteur Auzoux, prend la direction de la célèbre fabrique de modèles d'anatomie clastique en papier mâché et souhaite en diversifier le catalogue, il se lance dans la production d'affiches pédagogiques illustrées. Mais la concurrence féroce des maisons Deyrolle, Hachette et Cie, Masson ou encore Armand Colin, plus anciennement établies dans ce secteur-clé de l'édition scolaire, le contraint à adopter une stratégie commerciale audacieuse et originale : la publication de planches murales « de luxe », d'une haute qualité scientifique et artistique, destinées principalement aux étudiants des universités ou des écoles normales. Aussi confie-t-il l'impression à l'un des plus importants réalisateurs d'affiches et objets publicitaires de la Belle Epoque, dont le nom reste notamment associé à Mucha, Sarah Bernhardt et Lefèvre-Utile : Ferdinand Champenois. Pour la typographie, le caractère Auriol, fleuron de l'Art nouveau, pare les titres et sous-titres. L'exécution graphique des planches est l'oeuvre de talentueux dessinateurs, sachant allier finesse et précision du trait avec un sens de la couleur et un souci du détail remarquables. Enfin, pour la conception des tableaux, il s'entoure de spécialistes tels que les zoologues Rémy Perrier (1861-1936) et Casimir Cépède (1882-1954). Le choix de ces représentants de l'excellence académique française s'avéra judicieux pour insuffler aux Etablissements Auzoux le nouvel élan voulu par Montaudon. Ce dernier a probablement été séduit par leur commun attachement à la transmission du savoir : tous deux normaliens, ils mènent en effet des carrières d'enseignants respectés au sein de la Faculté des Sciences de Paris et d'autres institutions. L'étendue des réseaux intellectuels auxquels ils appartiennent a sans doute joué un rôle non négligeable, car tandis que Cépède fréquente les cercles artistiques de Bourdelle et Gémier, puis collabore avec le Docteur Toulouse aux programmes documentaires du service scientifique de la firme cinématographique Pathé, Perrier entretient, par l'intermédiaire de son frère Edmond, directeur du Museum d'Histoire naturelle et président de l'Académie des Sciences, des liens étroits avec l'élite scientifique de son temps. Enfin, ils disposent, au-delà de leurs domaines d'expertise respectifs (malacologie et bactériologie-parasitologie), de compétences et expériences fort appréciables : entre autres, publication d'ouvrages de référence et participation à l'élaboration d'illustrations scolaires (R. Perrier), mise au point de vaccins et création de modèles d'insectes démontables afin de former les équipes soignantes aux protocoles antipaludiques (C. Cépède). L'entrepreneur leur accorde donc de très avantageux contrats (droits d'auteur de 20 %) et carte blanche pour le choix des sujets. Ainsi, à la fin de la Première Guerre mondiale, les deux savants prévoient une « collection » d'environ 150 planches permettant de « donner un cours complet de zoologie », auxquelles doivent s'ajouter des séries sur l'anatomie, la physiologie humaine et la botanique, comme l'indiquent les catalogues. Indéniablement, l'ensemble est une véritable réussite, tant sur le plan formel que sur le fond - à la fois précis, rigoureux, esthétique ? atteignant l'objectif de se démarquer des autres éditeurs. Le premier tome d'un Atlas de Zoologie et d'Anatomie contenant la description de 17 affiches paraît également au début des années 1920. Cependant, dès 1922, lorsqu'ils dressent le bilan financier de la fabrique, qui s'avère désastreux, les rapports comptables soulignent la responsabilité majeure des planches dans les difficultés économiques : leur diffusion reste limitée, et à l'é.
Language: French
Published by Bon, Paris,
Condition: Poussière et plis. Une figure. Paris, Bon à graver : 21 mai 1919. Dimensions : 105 x 149,5 cm. Poussière et plis. Une figure tachée. Ornements intercalaires des titre et sous-titre raturés au crayon de couleur bleu. Absence du titre de collection, typographie du titre de la planche non conforme. Entoilage conservé mais légèrement décollé en tête. Superbe réalisation, toute en détails et en finesse, avec des couleurs préservées. En 1911, lorsque Jean Montaudon (1886-1926), petit-neveu du Docteur Auzoux, prend la direction de la célèbre fabrique de modèles d'anatomie clastique en papier mâché et souhaite en diversifier le catalogue, il se lance dans la production d'affiches pédagogiques illustrées. Mais la concurrence féroce des maisons Deyrolle, Hachette et Cie, Masson ou encore Armand Colin, plus anciennement établies dans ce secteur-clé de l'édition scolaire, le contraint à adopter une stratégie commerciale audacieuse et originale : la publication de planches murales « de luxe », d'une haute qualité scientifique et artistique, destinées principalement aux étudiants des universités ou des écoles normales. Aussi confie-t-il l'impression à l'un des plus importants réalisateurs d'affiches et objets publicitaires de la Belle Epoque, dont le nom reste notamment associé à Mucha, Sarah Bernhardt et Lefèvre-Utile : Ferdinand Champenois. Pour la typographie, le caractère Auriol, fleuron de l'Art nouveau, pare les titres et sous-titres. L'exécution graphique des planches est l'oeuvre de talentueux dessinateurs, sachant allier finesse et précision du trait avec un sens de la couleur et un souci du détail remarquables. Enfin, pour la conception des tableaux, il s'entoure de spécialistes tels que les zoologues Rémy Perrier (1861-1936) et Casimir Cépède (1882-1954). Le choix de ces représentants de l'excellence académique française s'avéra judicieux pour insuffler aux Etablissements Auzoux le nouvel élan voulu par Montaudon. Ce dernier a probablement été séduit par leur commun attachement à la transmission du savoir : tous deux normaliens, ils mènent en effet des carrières d'enseignants respectés au sein de la Faculté des Sciences de Paris et d'autres institutions. L'étendue des réseaux intellectuels auxquels ils appartiennent a sans doute joué un rôle non négligeable, car tandis que Cépède fréquente les cercles artistiques de Bourdelle et Gémier, puis collabore avec le Docteur Toulouse aux programmes documentaires du service scientifique de la firme cinématographique Pathé, Perrier entretient, par l'intermédiaire de son frère Edmond, directeur du Museum d'Histoire naturelle et président de l'Académie des Sciences, des liens étroits avec l'élite scientifique de son temps. Enfin, ils disposent, au-delà de leurs domaines d'expertise respectifs (malacologie et bactériologie-parasitologie), de compétences et expériences fort appréciables : entre autres, publication d'ouvrages de référence et participation à l'élaboration d'illustrations scolaires (R. Perrier), mise au point de vaccins et création de modèles d'insectes démontables afin de former les équipes soignantes aux protocoles antipaludiques (C. Cépède). L'entrepreneur leur accorde donc de très avantageux contrats (droits d'auteur de 20 %) et carte blanche pour le choix des sujets. Ainsi, à la fin de la Première Guerre mondiale, les deux savants prévoient une « collection » d'environ 150 planches permettant de « donner un cours complet de zoologie », auxquelles doivent s'ajouter des séries sur l'anatomie, la physiologie humaine et la botanique, comme l'indiquent les catalogues. Indéniablement, l'ensemble est une véritable réussite, tant sur le plan formel que sur le fond - à la fois précis, rigoureux, esthétique ? atteignant l'objectif de se démarquer des autres éditeurs. Le premier tome d'un Atlas de Zoologie et d'Anatomie contenant la description de 17 affiches paraît également au début des années 1920. Cependant, dès 1922, lorsqu'ils dressent le bilan financier de la fabrique, qui s'avère désastreux, le.
Condition: Plissements et poussière. Trac. Paris, Bon à graver : 27 mai 1919. Dimensions : 106,5 x 150,5 cm. Plissements et poussière. Traces de mouillures et taches affectant l'une des figures ainsi que le bas de la planche. Correction et annotations au crayon. Titre de la collection et vignettes décoratives manquantes. Bande de titre contrecollée. En 1911, lorsque Jean Montaudon (1886-1926), petit-neveu du Docteur Auzoux, prend la direction de la célèbre fabrique de modèles d'anatomie clastique en papier mâché et souhaite en diversifier le catalogue, il se lance dans la production d'affiches pédagogiques illustrées. Mais la concurrence féroce des maisons Deyrolle, Hachette et Cie, Masson ou encore Armand Colin, plus anciennement établies dans ce secteur-clé de l'édition scolaire, le contraint à adopter une stratégie commerciale audacieuse et originale : la publication de planches murales « de luxe », d'une haute qualité scientifique et artistique, destinées principalement aux étudiants des universités ou des écoles normales. Aussi confie-t-il l'impression à l'un des plus importants réalisateurs d'affiches et objets publicitaires de la Belle Epoque, dont le nom reste notamment associé à Mucha, Sarah Bernhardt et Lefèvre-Utile : Ferdinand Champenois. Pour la typographie, le caractère Auriol, fleuron de l'Art nouveau, pare les titres et sous-titres. L'exécution graphique des planches est l'oeuvre de talentueux dessinateurs, sachant allier finesse et précision du trait avec un sens de la couleur et un souci du détail remarquables. Enfin, pour la conception des tableaux, il s'entoure de spécialistes tels que les zoologues Rémy Perrier (1861-1936) et Casimir Cépède (1882-1954). Le choix de ces représentants de l'excellence académique française s'avéra judicieux pour insuffler aux Etablissements Auzoux le nouvel élan voulu par Montaudon. Ce dernier a probablement été séduit par leur commun attachement à la transmission du savoir : tous deux normaliens, ils mènent en effet des carrières d'enseignants respectés au sein de la Faculté des Sciences de Paris et d'autres institutions. L'étendue des réseaux intellectuels auxquels ils appartiennent a sans doute joué un rôle non négligeable, car tandis que Cépède fréquente les cercles artistiques de Bourdelle et Gémier, puis collabore avec le Docteur Toulouse aux programmes documentaires du service scientifique de la firme cinématographique Pathé, Perrier entretient, par l'intermédiaire de son frère Edmond, directeur du Museum d'Histoire naturelle et président de l'Académie des Sciences, des liens étroits avec l'élite scientifique de son temps. Enfin, ils disposent, au-delà de leurs domaines d'expertise respectifs (malacologie et bactériologie-parasitologie), de compétences et expériences fort appréciables : entre autres, publication d'ouvrages de référence et participation à l'élaboration d'illustrations scolaires (R. Perrier), mise au point de vaccins et création de modèles d'insectes démontables afin de former les équipes soignantes aux protocoles antipaludiques (C. Cépède). L'entrepreneur leur accorde donc de très avantageux contrats (droits d'auteur de 20 %) et carte blanche pour le choix des sujets. Ainsi, à la fin de la Première Guerre mondiale, les deux savants prévoient une « collection » d'environ 150 planches permettant de « donner un cours complet de zoologie », auxquelles doivent s'ajouter des séries sur l'anatomie, la physiologie humaine et la botanique, comme l'indiquent les catalogues. Indéniablement, l'ensemble est une véritable réussite, tant sur le plan formel que sur le fond - à la fois précis, rigoureux, esthétique ? atteignant l'objectif de se démarquer des autres éditeurs. Le premier tome d'un Atlas de Zoologie et d'Anatomie contenant la description de 17 affiches paraît également au début des années 1920. Cependant, dès 1922, lorsqu'ils dressent le bilan financier de la fabrique, qui s'avère désastreux, les rapports comptables soulignent la responsabilité majeure des planches dans les difficultés éco.