Published by Chartres : Impr. Durand et Labalte, an VIII-an IX [-1799-, 1801
Seller: Librairie Diona, Lattes, France
First Edition
Couverture rigide. Condition: Très bon. Edition originale. Trois grands volumes in-folio a toutes marges non rognes, en état de parution, sous couverture d attente de l époque, Les volumes sont protégés sous des chemises en cuir sous étuis. Mouillure légère sur la page du titre et les deux feuillets du volume I - - Ces trois volumes contiennent les pièces préliminaires exposant les faits, auditions de témoins, d'accuses. Les Chauffeurs d'Orgères sont une bande de criminels qui sévit dans la Beauce à la fin du règne de Louis XVI et au début de la Révolution française, de 1785 à 1792. La bande doit son nom à la commune d'Orgères-en-Beauce située dans l'actuel département d'Eure-et-Loir Les Chauffeurs d'Orgères se rattachent à la tradition de banditisme sous l'Ancien Régime, commencée dans la région par la bande Hulin vers 1760 - L'analyse des différents crimes et forfaits de ces bandes, car il s'agissait de plusieurs bandes, vivant pour la plupart en famille a permis de délimiter un territoire situé sur les départements suivants : Eure-et-Loir, Loiret, Loir-et-Cher, Essonne (ancienne Seine-et-Oise) et plus principalement dans la région naturelle de la Beauce. La Beauce constitue un territoire propice : entièrement bordée de forêts à l'époque, elle reste, malgré les crises et famines une zone riche et fertile. De plus, les fermes sont souvent isolées les unes des autres : appeler à l'aide pour un fermier attaqué est souvent vain et inutile. La fin du xviiie siècle est marquée en France par de nombreuses disettes : 1794 sera considérée comme l'année noire. Ces famines précarisent une population déjà fragile : les journaliers et de nombreux petits métiers qui subissent ces crises successives se retrouvent à mendier pour trouver une nourriture de plus en plus rare alors que se développe une bourgeoisie rurale nouvellement enrichie qui devient une cible pour ces hommes qui ne sont plus encadrés par les règles de leurs corporations proscrites par la loi Le Chapelier en 1791. Ces journaliers se retrouvent à demander le gîte et le couvert. Ainsi, dans les fermes où ils étaient accueillis, ils pouvaient croiser les « bandits professionnels ». C'est de ces rencontres que vont naître la bande d'Orgères et autres similaires, comme une fusion de la truanderie professionnelle et de la gueuserie. Hulin se démarque des malfaisants qui l'ont précédé, en ce qu'il ne prétend pas être un pauvre en quête de denrées essentielles ou des moyens de se les procurer : il s'affirme bandit, recherche la richesse, s'organise en conséquence, et soigne sa réputation de perce-bedaine par des actes plus outrés que ses prédécesseurs. Il est arrêté par la maréchaussée de Malesherbes avec sa concubine Adélaïde Démon6. En octobre 1782, la justice prévôtale de Montargis instruit le procès de Hulin et de plus de deux cents complices qui, depuis dix ans, sévissaient dans la région. Hulin est exécuté à l'automne 1783 Jean Renard dit « Poulailler » Les rescapés de la bande de Hulin intègrent alors la bande de Jean Renard, lui-même un natif d'Ouarville qui a brigandé en Beauce et en Sologne pendant plus de dix ans déjà à cette date. Expert dans son domaine, il est surnommé « Poulailler » en référence au sujet d'intérêt préféré des renards dont il porte le nom. Il ne manque pas d'une certaine allure, arborant une perruque de marquis, coiffé d'un feutre retapé à la militaire, chaussant des éperons. Il porte aussi sous sa tunique un baudrier qui supporte une panoplie de flibustier : paire de pistolets chargés, poignard à longue lame, sabre d'officier de cavalerie ; et, à la bretelle, un mousquet chargé. Le lieutenant général de police Louis Thiroux l'appréhende fin 17857, à la suite de quoi les versions diffèrent quant aux modalités de sa mise à mort : par l'estrapade ou un traitement similaire à Dourdan8, ou pendu à Longjumeau, où il avait commis un de ses crimes. Robillard succède brièvement à Poulailler, choisissant de s'établir sur la région de Montargis dont la grande forêt lui semble propice à des retraites sûres.
Published by 292 pages., Labalte et Durand,
Seller: Librairie La Perle Rare, SENLIS, France
1800, (illustrator). Rare ouvrage retraçant le procès de la bande des chauffeurs d'Orgères, des brigands qui ont sévi plusieurs décennies au XVIIIe siècle, terrorisant la population du centre de la France. Avec le détail de leurs agissements. On y joint une gravure contenant le portrait de huit accusés. Solide demi-veau marbré à dos lisse, papier plus ou moins bleuté. Dos épidermé, quelques manques de papier dans les marges, très rares rousseurs. Langue: 1. . 23 X 36 cm., jpg.
LeatherBound. Condition: NEW. LeatherBound edition. Condition: New. Reprinted from 1800/01 = IX [Franz. Revolution] edition. Leather Binding on Spine and Corners with Golden leaf printing on spine. Bound in genuine leather with Satin ribbon page markers and Spine with raised gilt bands. A perfect gift for your loved ones. NO changes have been made to the original text. This is NOT a retyped or an ocr'd reprint. Illustrations, Index, if any, are included in black and white. Each page is checked manually before printing. As this print on demand book is reprinted from a very old book, there could be some missing or flawed pages, but we always try to make the book as complete as possible. Fold-outs, if any, are not part of the book. If the original book was published in multiple volumes then this reprint is of only one volume, not the whole set. Sewing binding for longer life, where the book block is actually sewn (smythe sewn/section sewn) with thread before binding which results in a more durable type of binding. Pages: 208.