Published by Imprimerie Nationale, 1793
Seller: L'Oeil de Mercure, Paris, France
Couverture souple. Condition: Très bon. Dans ce discours fondamental, Maximilien Robespierre s'oppose à l'athéisme et à la laïcité de la Révolution, portées notamment par la faction la plus radicale des Montagnards et appelle à raffermir la christianisation du peuple français, qui sans elle ne fera de la Révolution que partiellement accomplie. "Tout a changé dans l'ordre physique ; tout doit changer dans l'ordre moral et politique. La moitié de la révolution du monde est déjà faite ; l'autre moitié doit s'accomplir." Il propose donc une nouvelle religion d'État, déiste et patriote : le culte de l'Être suprême. La liberté défendue par le peuple de France sera pour les peuples d'Europe un exemple à suivre contre les tyrans européens. Citant Richelieu, il rappelle l'injustice causée par les monarchies : "Tu ne voleras pas, à moins que tu ne sois le roi, ou que tu n'aies obtenu un privilège du roi : tu n'assassineras pas, à moins que tu ne fasses périr, d'un seul coup, plusieurs milliers d'hommes." Il prône une société civile fondée sur la morale : "l'immortalité est la base du despotisme, comme la vertu est l'essence de la République". A la suite de ce discours, il proclame XV décrets : Article premier : "Le Peuple français reconnaît l'existence de l'Être Suprême, et l'immortalité de l'âme." La dernière partie concerne le Plan de la fête de l Être Suprême, proposée par David et décrétée par la Convention Nationale, dont "le cri général, vive la République, monte vers la Divinité.".